‹ Les consommations de ParisChapitre 158 sur 163 · CONSOMMATIONS DES VILLES DE L*ÉTRANGER · texte numérisé non relu

CONSOMMATIONS DES VILLES DE L*ÉTRANGER

pour la coQsommatioQ anauelle de chaque habltaut en den*

rées de première nécessité :

ktt.

Viande 2ii livres ou 95,707

Pain et farine 328 — — 148,777

Pommes de terre, légumes Ui — — 63,956

Beurre 17 — — 7,712

Fromage 17 — — 7,712

lit.

Lait 84 quarts (I) ou 95,407

Bière 123 — — 139,705

L'évaluation de M. Porter, quoique appuyée sur des expériences consciencieusement faites, a, selon nous, le défaut de présenter des résultats qui doivent être sensiblement au-dessus de la moyenne générale de la ville de Londres ; car si, parmi les consommateurs qu'il a eus en vue, on compte un certain nombre d'enfatits, le régime des maisons où ils étaient nourris comporte une abondance et une variété qui ne se rencontrent pas dans toutes les classes de la population. Admettons cependant les chiffres de l'économiste anglais, et vo}ons quelles peuvent être les différences de la consommation moyenne dans la capitale britannique et dans la métropole parisienne.

Londres l'emporte de beaucoup sur Paris pour la viande de bestiaux de boucherie et de porc : le Parisien ne consomme en effet que 72^"',853 de cette substance, tandis que Fhabitant de la métropole anglaise en mange, comme nous l'avons vu^ 95^"-,707.

Mais la ration parisienne pour le pain est, par année> de de 180^'\168 ; elle n'est à Londres que de 148'" ,777.

Notre nourriture est aussi beaucoup plus copieuse en légumes; le calcul de la consommation annuelle en attribue

(I) Le quart (1/4 de gallon) équivaut à l^t., 135864.

J36"'-,644 au Parisien et 63^"',956, c'est-à-dire moitié moins, à rhabitant de Londres.

L'avantage nous appartient encore pour la consommation du beurre ; mais nous le perdons, en ce qui concerne celle du fromage.

Quant au lait, Londres le cède également à la capitale française : le consommateur parisien en emploie 103"* ,76 pour son café et pour les autres usages, alors que la consommation du londoner n'excède pas 95*''',407.

Enfin, si le Parisien boit 128'"',70 de vin, de bière et de cidre, l'habitant de Londres absorbe dans son année, jusqu'à 139"%705 d'ale et de porter.

Le travail de l'écrivain anglais ne fait aucune mention du poisson. Nous avons des raisons de penser qu'on en consomme plus à Londres qu'à Paris.

En somme, si le régime parisiai est, pour la viande et le poisson, inférieur au régime de l'habitant de Londres, on ne saurait contester qu'il est beaucoup plus abondant en pain, en volaille, en beurre, en œufs, en lait, en pâtisserie, en fruits et en légumes. Toutes les substances qui composent la nourriture moyenne d'un ouvrier de Paris vivant de son travail, équivalent certainement à l'ordinaire du soldat. On peut donc soutenir que l'alimentation du peuple de Paris réunit des conditions favorables qui ne sauraient souffrir de la comparaison avec celle des pays les plus favorisés sous ce rapport. • Quoi qu'il en soit, il est incontestable que le régime de nourriture dans la capitale française et dans la métropole britannique, accuse un bien-être qui n'existe pas au même degré dans les autres grands centres de population de l'Europe. Malheureusement l'avancement des études statistiques dans les divers pays, ne permet pas encore de réunir des éléments suffisants de comparaison, et de déterminer avec quelque

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vraisemblance, les conditions respectives de l'alimentation chez les différents peuples. Nous n'avons pu recueillir que pour une seule consommation, celle de la viande, des chiffres qui, avec ce que l'observation a déjà appris sur le régime alimentaire dans plusieurs capitales, confirment la proposition que nous venons d'avancer.

Tableau p. 470

C0!<S0iniAT10N DE LA VIAMDE DE BOUCHERIE ET DE LA VIANDE DE PORC DANd LE3 ramCl^ALfig VILLES DE L'EUROPE (f).

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