‹ Les consommations de ParisChapitre 18 sur 163 · MORTALITÉ · texte numérisé non relu

MORTALITÉ

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On Toit que Vao^^Uoration^^^ sensible, et qu'elle se soutient sans ralentissement, malgré l'influence des épidémies dtioléri-, çues, et des fièyres typhoïdes qui, depuis plusieuifs apnées,; Qut amené dan^ les hèpitsim une multitude .de.malades.

Au secours de l'hôpital dônué à Tindividu atteint de maladie, radniinistration a ajouté récemment le traitement à domicile, pour ceux que leurs logements et leur situation personnelle permettent de maintenir dans leurs familles. En 1 854, les médecins attachés au service médidal deà bureaux de bienfaisance, ont donné des soins à 30,599 malades, dont 14,742 indigents et 15,857 nécessiteux. Sur ce nombre, 15,068 maladçs ont cessé d'être traités pour cause de guérison, 5,627 ont pu être renvoyés aux consultations, 1^,578 ont été transportés aux hôpitaux, 2,71 1 sont décédés, et 3,930 ont été rayés pour causes diverses. Il restait donc, à l'époque du 31 décembre, 1 ,685 malades en traitement. De plus, les médecins ont donné, dans le cours de l'année, 11 8,354 consultations.

Cette nouvelle organisation du traitement à domicile parait devoir réussir. Son premier comme son plus important résultat a été de maintenir au foyer domestique des malades qui eussent <lû s'en éloigner au détriment des sentiments de famille. Espérons qi|e le zèle éclairé et charitable des personnes appelées à diriger et à améliorer cet utile service, saura faire oublier à beaucoup le chemin des hôpitaux et contribuera à réduire la population de ces établissements, en les réservant aux malades nombreux encore, qui, par des causes variées, ne sauraient être laissés chez eux sans inconvénient.

La mise à exécution du nouveau mode de traitement a dû produire un autre effet : c'est d'étendre le secours médical à des individus qu'une gêne relalive ou momentanée met dans le cas de le réclamer, mais qui pourtant ne seraient pas venus frapper à la porte de l'hôpital. Ici l'abus est près du bienfait ; il est à désirer que, selon le but de l'institution, le secours médical gratuit ne soit accordé qu'à ceux qui en ont un besoin réel, et que, sous les dehors d'une philanthropie outrée. Ton \ïe donne pas à la population parisienne l'habitude trop ré-

Là POPULAVON^ 4!^

pandue aujourd'hui , de soUiciter des soins qui ne sont dus qu'aux pauvres. Si rhumanité commande d'accorder libérale* ment les secours moraux et matériels à ceux de nos semblables qui souffrent, il conyieut de les refuser à ceux qui se les doi-, yent : Toubli du respect de soi-même est le tombeau de la dignité humaine.

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