VieiUards on incnrables dés hospices
Les infirmes et vieillards pauvres ou indigents des deux sexes, admis dans les hospices de Paris, forment, pour la période de 1845 à 1853, une population n^oyenne annuelle de 8,612 individus.
Les lits d'infirmerie sont, dans ces établissements, au nombre de 65 1 , dont ks deux tiers seulement sont occupés, en temps ordinaire. La diiréemoyenne du séjour d'un malade àrinfirmerie étant d'environ cinquante jours dans ces maisons, on peut cal* culer que le nombre des malades peut être annuellement de 3, 168. Près de la moitié de la population des hospices, paye donc son tribut chaque année à la maladie, dans ces établissements.
Depuis 1850, l'administration a remplacé, pour 853 vieillards indigents, l'admission effective, par un secours dit d'hospice, destiné à retenir ces individus dans leurs familles. Cette mesoire, dont le succès est aujourd'hui assuré, a une grande portée morale; elle révèle, de la part des administrateurs qui en ont eu l'initiative, la pensée de maintenir et de fortifier des Uens d'affection, que la présence inutile et onéreuse du vieillard au foyer commun, tend, à affaiblir dans les classes malaisées. n est à désirer que le secours d'hospice soit étendu à un plus grand nombre de pauvres, et que l'on réduise peu à peu la population des hospices, aux individus privés de famiile, ou à ceux dont la santé exige des soins spéciaux que leurs proches ne pourraient leur douner .
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' Les iiadiviâus reçus dans les hospices, ne sont pas tons réduits à Tindigence ; beaucoup d'entre eux qui, dam le cours d'une existence modeste et laborieuse, ont pu réiSmir quelques épargnes, y sont reçus moyennant une modique pénsioii, ou, l'abandon d*un capital représentatif • "