‹ Les consommations de ParisChapitre 24 sur 163 · Instruction supérieure ou professionnelle · texte numérisé non relu

Instruction supérieure ou professionnelle

L'état de renseignement supérieur ou professionnel s'est peu modifié à Paris, depuis 1828. Si nous comparons les chif-

(a). Ce nombre se décompose ainsi : Élèves de Paris, 2,157; des départements, 332 ; de Tétranger, 559 ; externes, 4,013.

fres donnés .pour cette épocpie par la Statistique de la Seine ^ ayec ceux d'aujourd^hui, nous trouvons une diminution notable dans le nombre des jeunes gens qui suivent les cours de rÉcoIe de droit, de l'École de pharmacie et de FÉcole des beaux-arts ; mais en revanche, il y a une augmentation des élèves attachés à quelques écoles du Gouvernement. Notre École des arts et manufactures compte aussi un bien plus grand nombre d'élèves, que TÉcole du commerce.

ÉTABLISSEMENTS D'mSTRUCn0N SUPÉRIEURE OU PROFESSIONNELLE.

Nature des établissements.

École de Droit -

— de Médecine

— de Pharmacie

— Polytechnique

— des Ponts et Chaassées

— des Mines

— d'État-major ,

— Normale .\.

— des Chartes

"Séminaire Sainl-Sulpice

(Peintres

Ecole des fieaux-Arts. Sculptears..

Architecte?..

Conservatoire : o^^s^,,^ j Hommes, de musique et H**"^»^"®- 1 Femmes.

I de déclama- j Déclamât. | Hommes, t-on lyrique, f lyrique, f Femmes.

École de Musique religieuse

- «'-«>-■'• iFerr:::::;

— des Arts et manufactures

— d'accouchement pour les

élèves sages-femmes

Institution des Sourds-Qinets......

— . des Teunes aveugles. . . .

TOTAITX.

2,8 iO

En résumé, renseigoement élémentaire, secondaire, supérieur ouprofessionoel est di^^ibué^ daps les écf>le$ de Paris , à 95,^58 personnes djQS. deuils sei^^, 5^0ir T' r , ;-

!« Écoles primaires, y comptis les salles d''àstïe. . è'7V932 élèves. ^2® $foles.secondaires,..4. .. .i....*kM-..,.k..-' lSiS70 .3? Écoles supérieures et profeftsipnnelles, . . .y., , 9^,06J|

M Total, génCrah... 9M^

Parmi les 27,626 élèves qvâ suivent les cours dès écoles du second degré ou du degré supériejur, on eç compte un grand nombre qui appartiennent à tous les départements de la France et même aux pays étrangers. Ils sont attirés dans la capitale, par Texcellence des inéthodes d'enseignement et la célébrité des professeurs. On à donc raison de regarder Paris comma la ville des lumières et de la civilisation.

§ flV* — Pi^palsjtlon militaire.

Nous avons fait connaître en masse le chiffre de la garnison, à l'époque de ckaque <déùombrement. Nous ajouterons ici des renseignements surTeffeçtif actuel des troupes et sur leur composition, ainsi que sur les çôrps sp&iaux que les recensements ont compris dans la population municipale, à raison du séjour permanent des homrtiés qui en font partie*

Le personnel de la garnison, qui s'était beaucoup accru depuis 1848, a été ramené, dans ces deux dernières années^ à un effectif un peu inférieur à celui des derniers temps du dernier règne (.1)..

En 1854, il était composé comme il suit : , ,

(I) Nous n'avons compris /dans la garnison, que les troupes casernéi^s à l'intérieur de Paris. Celles qui occupent les casernes de Fenceinte continue et des forts extérieur^, ne figurent point par conséquent dans les chiffres ci-dessus.

LA POPULATION. t)3

Ofliéiers. Sous-offioiers ' ToUil Ch«i.v«ux.

et soldats. de l'effectif.

lofantcrie 620 18,t85 18,805 n

Cavalerie liO M87 2,597 2,316

Totaux 730 20,672 21,402 2,316

Garde de Paris 86 2,250 2,336 560 >

Gendarmerie déplie. ,5 143 148 80

Sapcurs-pompiei*s.. 22 784 806 . »

Totaux GÉNÉRAUX. 843 23^849 24»692 2,956

Pour compléter ce que nous avons à dire des consomma'teurs parisiens voués à la profession militaire, nous donnerons quelques détails sur la population juvénile de Paris, soumise chaque année à la loi du recrutement :

Moyenne Moyenne Moyenne

de 1852 à 1841. delMtài851. de185Sàl8S4.

Jeunes gens inscrits 4^536 5,646 5,784

Contingent ,1,218 1,474 2,330

Exemptés pour défaut de taille. 191 224 269

— pour infirmités.... 567 626 819

Ne sachant ni lire ni écrire.. . 521 585 387

Sachant lire seulement 105 107 209

Sachant lire et écrire 3,813 4,891 5.215

Engagés. 788 1,480 1,670

De 1844 à 1853, les jeunes gens tombés au sort, ont fourni en moyenne 322 remplaçants ; 140 se sont fait substituer.

Ce qu'il y a de plus frappant dans les chiffres qu'on vient de lire, ce sont les progrès de l'instruction élémentiire parmi les jeunes Parisiens. Malheureusement on ne peut constater à leur égard, la même amélioration, au point de vue de la constitution physique.

§ 11. — P^palMtoB des cheffa d'étaMIssemento et mareliaBds ad»BBés «a commerce des deBrées BlimeHtaires.

La statistique de la Chambre de commerce porte à 3,673 seulement, le nombre des établissements consacrés aux in-

dustries alimentaires, et à 226,863,080 fr., le chiffre de leurs affaires annuelles. Mais Tenquète n'avait en vue que les établissements industriels, et elle n'a fait mention que de ceux où les matières destinées à la nourriture subissent un travail de fabrication, de transformation ou derpréparation. Il existe en outre, sur toute la surface de Paris, une foule d'établissements commerciaux affectés à la préparation ou à la vente des denrées ; nous terminerons ce que nous avons à dire de la population, en indiquant le nombre, par profession, des cbefs de maisons ou des individus occupés de ces commerces spéciaux. Nous n'aurons garde d'omettre, dans cette nomenclature, les petits commerçants de nos marchés parisiens. Il se fait chaque jour en effet, dans ces établissements, des transactions multipliées, et parmi les nombreuses places de vente qui y sont modestement installées, il en estqui ne le céderaient en rien aux brillants comptoirs de la ville, pour l'activité et l'importance des affaires qui s'y traitent.

Aux renseignements numériques contenus dans le tableau qu'on va lire, nous ajoutons le montant des loyers payés par les chefs d'établissements. Si pour les branches de commerce distinctes, qui n'admettent pas d'éléments étrangers, l'on rapproche la somme des valeurs locatives de celle que notre évaluation en argent leur alloue pour frais d'exploitation et bénéfices, on verra que les loyers représentent à peu près le dixième de cette allocation. Les commerces de la boucherie et de la charcuterie notamment se trouvent dans ce cas.

ÉTABUSSEMENTS ET BOOTIQDES DE TENTE AFFECTÉS AU COMMERCE DES DENRÉES AUMENTAIRES.

Nature des établissements.

Aubergistes

Beurre, œufs et fromages {M*» de)..

Bière et cidre (dëbiUots de)

Boulangers

Bouchers

Bouillon et viande cuite [ili* de)....

Café tout préparé (débitants de).. . . .

Charcutiers ',

Chocolatiers (fabricants)

— (marchands^ r.........

Comeftlibies (marchands de)

Confiseurs * '

Crémiers- laitiers '

Distillateurs ,

Epiciers en détail

Priturien en boutique

Fruitiers en boutique, verdure

Gargotiers

Grainetiers

Légumes (nnarchands forains des marchés de quartier)

Limbnadiers et mbUres d'estaminets. .

Liqueurs Uà* de), fruits à Teau-de-vie

ISau-dervie (débiUnts d )

Nourrisseurs, marchands de lait (Voy .' Crémiers-laitiers)

Pain d'épice (marchands de)

Pâtissiers (marchands)

Pâtissiers darioleurs • . . ..

Poisson (marchands de)

Restaurateurs . traiteurs et pensions bourgeoises

Rôtisseurs.

Tripiers, marchands d'abats

Vermicelle et pAtes (fabricants de).. .

— (marchan>ls de) . .

Vins en détail (M4« de), eabaretiert..

Volaille et gibier (marchands de). . . .

Totaux.

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