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Cesyéhtcules sont mis en mouvement par nn nombre considérable de cbevanx. On n'en compte pas moins de 40,000, •et, si Ton y ajoute 3,000 chevaux de seHe, et ceux de la troupe, on atteint un chiffre d'eQKriM>n>46,000.
Mais, <k mécpequeiPamine'possèdeique' la moitié à peme des voitt^^ qui sillonnent chaque-jour ses rues, il nourrii |i ri&térieur, la moitié seulement des chevaux qui les fréqueu- 4ent ; les quantités d'avoiiie consommées anaudlement dans la capitale, eu offrent la preuve. Si Ton attribue à chaque cheval une ration moyenne de i2 litres par jour, on trouve, par un calcul s'appliquant aux cinq dernières années, que le nombre des chevaux nourris dans l'enceinte de la ville, est d'environ 22,400. Le surplus est logé dans la banlieue, où la plujpart des entreprises de voitures publiques ont transféré le siège de leurs exploitations.
Les nombres ci-dessus ne sauraient cependant procurer la connaissance complète du mouvement parisien. Indépendamment des véhicules et des chevaux qui alimentent habituelleînent la circulation, une foule de voitures font à Paris des Voyages périodiques ou accidentels, pour y apporter des mar^ chandises, ou pour y prendre des approvisionnements destinés aux départements voisins. On voit également en circulation dans la capitale, de nombreuses voitures affectées au camionnage des entreprises de transport, celles qui font le Service nocturne des vidanges, ou qui amènent le plâtre et les matériaux destinés aux constructions publiques et privées, enGn ces véhicules sans nombre, traînés àla bretelle 6u poussés à bras qui, servant au colpot-tage des denrées ou de menues 'marchandises, vont et viennent en tous sens par les rues de la ville, et y sont une cause permanente d'enconfibrement. . Les ingénieurs du sen^ice municipal auxquels est confié le soin d^entretenir les chaussées de Paris, ont voulu, il y a quel-
ques annéedy déterminer l'usure produite par la circulation, et, pour en mesurer ractivité, ils ont fait compter^ sur les points les plus animés de la voie publique, le nombre des Toitures attelées qui les fréquentent en vingt-^juatre heures. Choisissant la ligne des boulevards, prolongée, d^un bout, par l'avenue des Champs-Elysées, et, de l'autre, par la rue du faubourg Saint-Antoine, ils ont observé que, pendant le temps qui vient d'être indiqué, il passait sur ces voies publi* ques, le nombre de voitures ci-après (1) :
Bouleyard des Capucines
— des Italiens...
— Poissonnière
— Saint- Denis. . .......
— des Filles-du-Calvaire Moyenne générale de ces cinq
stations
Rue du Faubourg Saint-Antoine.
Avenue des Giiamps-Élysées. . . .
NOMBRE
DE TOITUMtf ATTBLBKf
Portant
des
marchand ices
Portant
dès
personnes.
TOTAL des Toitures
des deux espèces.
Ces chiffres attestent sans doute la puissance des éléments d'activité que la ville de Paris renferme dans son sein. Mais il est encore d'autres signes auxquels on peut reconnaître rimportance de la circulation parisienne ; nous les rencontrons dans l'affluence des personnes qui, du. centre de Paris, se dirigent vers les gares de chemins de fer, ou qui, de ces points, se répandent dans Tintérieur de la vUle, et de celles
(1) Rapport sur le pavage et le macadamisage des chaussées de Londres et de Paris, par M. Daicy, 1S50.
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que les yoitures publiques transportent d'un quartier de la Tille à l'autre.
En 1854, les gares de .chemins de fer ont expédié ou reçu près de 13 miUionSxde voyageurs à destination de Paris, ou partant de cette Tille, savoir :
Yoya^un Toyageurs
arrivaDt à Paris. parlaut de Parit.
Chemin de fer de Saint-Germain,
Argenteuil et Auteuil 1^990,942 1,990 042
Chemin de fer de rOuesl 1,850.015 1,891^838
Chemin de fer du Nord 1 ,090,033 1 ,085,8 17
Chemin de fer de Lyon K78,754 604,856
Chemin de fer de VEsi 523,665 523,338
Chemin de fer de Rouen^ le Havre
ei Dieppe 350,266 428,947
Totaux 6,383,675 6,525.738
Total gémAbàl 1 2^900,4 1 3
C'est un mouvement moyen par jour de 17,879 personnes se dirigeant des différents points de Paris vers les gares de chemins de fer, et de 17,489 personnes, dans le sens contraire. Le mouTement total quotidien est donc de 35,368 voyageurs* Ici, il faut ne pas l'oublier, nous n'avons aucun égard à la circulation analogue qui s'effectue par les Toitures publiques des enTirôns de Paris, fréquentant les routes de terre. Le nombre des indÎTidus qui usent de ce mode de locomotion, peut sans exagération être éTalué à 4,000,000 par an.
Le serTice de la circulation intérieure donne lieu à un mou- Tement encore plus intense.
Dans le cours d*une année moyenne, prise sur 1853 et 1854, les omnibus de Pintérieur ont transporté. .... 25,055,537 peisotmes.
Les voitures de place et de remise, à raison de 12 personnes par jour en moyenne, reçoivent approximativement 18,413,520
Total 43,469,057
Sans doute, le mouvemeiit des gares des Toies ferrées fait^ dans une certaine mesure, double emploi avec celui de la circulation intérieure ; mais comme nous ne tenons aucun compte' des- déplacements qui s'èfiëctuent par voitures particulières, nous croyons que Toû tie saurait guère évaluera moins de 50,000,000, le nombre de personnes qui, dans une année, se font transporter d'un point de la ville à lautre. C'est par conséquent un mouvement moyen de 136,986 personnes parcourant journellement Paris en voiture.
. Si Ton ajoute à la circulation si encombrante des véhicules de toutes sortes,* celle des habitants qui, des divers quartiers de la ville ou des communes limitrophes, courent à leurs affaires avec cet empressement fébrile auquel on reconnaît le Parisien, et si par la pensée on suit la trace de toute cette population, par les n^ille canaux qui lui donnent issue, on aura une idée assez e^iacte de^'^semble du mouvement d^ la capitale.
Toute cette agiiation est faite pour surprendre letranger, np^mmenl; celui qui n'a pasi visité Londres. Mais ce qui le charme, avant tout, ce qui excite son admiration, c'est Faspect 40; Paris, avec ses.palais magnifiques et ses promenades, avec ^s boulevards, ses quais, ser^, voies publiques nouvelles qui, çonunelarue de Rivoli^ offrent à Tobservateiit smesuite non ûit^JCrompue d'édifices privés, qui font honneur au goût des architectes français. , r ^
^ ,, Celuji qui aborde la capitale par la barrière de TÉtoile ou par la barrière du Trône est frappé sans doute du caractère grandiose de Paris, et si, des sommets de Montmartre et de Believille, ou des hauteurs plus éloignées de Sèvres et du Mont-Valérien, à travers la brume légère qu'un soleil de midi ne suffit pas toujours à dissiper, il contemple la grande ville, il jouira d'un spectacle qui, quoique non défini, parlera vivoment à son imagination.
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Mais s'il veut avoir sous les yeux un résumé de toutes les beautés de la capitale, qu'il s'arrête sur le pont des Arts , la face tournée vers Test. Â sa droite, il aura le palais de Flnstir tut et la colonnade de la Monnaie, à sa gauche le Louvre embelli, avec ses frais jardins ; devant lui, il apercevra à demi cachée dans un bouquet d'arbres, la statue de bronze de Henri IV, royale décoration du Pont-Neuf, puis entre les deux bras de la Seine qui se réunissent à ses pieds, les deux lignes de façades de la pointe de la Cité, qui vont s'élargissant comme les flancs d'un navire à flot. De ce point et en élevant le regard, il admirera les jolies tourelles du Palais de Justice, qui font songer au vieux Paris, la flèche élancée de la Sainte-Chapelle, les deux tours majestueuses de Notre-Dame, enfin, aux deux côtés de ce magique tableau, il découvrira le clocher de Saint- Séverin avec son élégante campanille , Saint-Gervais surmonté de sa tour et de son portail imposant, le clocheton de l'Hôtel de ville signalant au loin le splendide palais municipal, puis la tour Saint-Jacques la Boucherie, avec sa statue de saint et ses figures apocalyptiques, qui planent mystérieusement sur Paris, et semblent lui proposer une énigme.