‹ Les constituants glucidiques des Laminaires brunesChapitre 8 sur 38 · I. — Epuisement par l’alcool · texte numérisé non relu

I. — Epuisement par l’alcool

Trois épuisements par l’alcool à 85° bouillant suffisent pour entraîner le mannitol et les glucides solubles s’il y en a. Une faible proportion de laminarine, toujours inférieure à 1 % de la plante fraîche, passe aussi en solution. Distillé sous pression réduite et filtré, le liquide est traité par quelques gouttes d'extrait de Saturne. Le précipité est lavé à fond à l’eau chaude. On se débarrasse de l’excès de Plomb par le carbonate de soude. Après filtration, on concentre, de façon à avoir 50 em de liquide pour 50 grammes d’algues. Dans la plupart des cas (en particulier pour le matériel des mois d'hiver) on peut se passer de défécation. Il suffit d’évaporer doucement au bain-marie après distillation pour insolubiliser les pigments. Une simple filtration sur noir animal donne une liqueur assez limpide pour permettre la lecture directe au polarimètre. Des essais comparatifs ont montré l’équivalence des deux méthodes, Nous avons préféré la seconde toutes les fois que cela a été possible.

Une première lecture polarimétrique donne la déviation initiale x. On ne trouve jamais de réducteur libre, résultat important qui sera vérifié plus loin. La liqueur est alors hydrolysée à l’autoclave à 120° pendant une demi-heure, par 3 % d’acide chlorhydrique, conditions suffisantes on le verra, pour transformer intégralement la laminarine en glucose selon l’équation :

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