XXXVI INTRODUCTION (ESSAI CRITIQUE
naturel de la nation et la forme démocratique du gouvernement qui fait reposer le pouvoir central dans la représentation nationale, sont des garanties suffisantes pour que le but à atteindre ne soit point dépassé ; et la France ne peut oublier qu'elle doit précisément à son unité compacte de pouvoir aujourd'hui, après les épreuves de 1870, considérer son relèvement comme un fait accompli et accepté.
LliALiB pourrait être placée immédiatement après la France pour Torganisation de ses provinces et de ses communes; encore préoccupée de son unité, elle est demeurée stationnaire depuis 1863; mais elle prépare aussi à cet égard des réformes importantes (3).
En Allemagnb, la centralisation qui se poursuit avec tant de passion au profit de Tunification de l'empire ne sera pas, de longtemps, favorable à l'extension des libertés locales, et l'indépendance relative dont jouissent les conseils provinciaux, les conseils municipaux ou les assemblées générales communales dans chacun des États confédérés, restera sans doute subordonnée au développement des libertés parlementaires. — La Prusse notamment a réformé, depuis 1872 , et par des lois successives, son organisation provinciale : les conseils de province et de cercle ont été dotés d'attributions plus étendues que celles qui leur appartenaient autrefois : on pourrait donc y signaler un mouvement décentralisateur ; mais le pouvoir central y conserve encore une très grande autorité, et la réforme a été restreinte aux provinces orientales du royaume ; l'organisation ancienne est maintenue dans la Westphalie et la province du Rhin ; et les territoires annexés depuis 1866, subissant encore les
(4 Voiff ci-aprèt, paftt 184-MÛ, p€tê$im, «n nolt.