ART. -4*. - ADMINISTRATION MÉTROPOLITAINE (LONDRES
Il faut distinguer Tadministration de la Cité, celle du district métropolitain qui l'entoure, et enfin les services qai sont communs à la Cité et au district. (2).
(i) Les conseils généraux des départements et les conseils munlcipanx daa communes ont à délibérer, en Fra/nce, sur Tadmlnistratlon des asiles qui a^^ partlennent aux départements et aux communes ; mais la direction de ces établissements appartient, quoique moins complètement que celle des asiles publics au pouvoir central.
(3) Il est depuis plusieurs années YWement question de rorganlsatlon municlpale de la métropole anglaise, et les projets qui ont été mis en avant jusqu^A e Jour tendent tous à faire plus ou moins disparaître les vieux privilèges de la Cité et à fondre sous une seule et unique administration le vaste territoire aa«> jourd*hul découpé en une foule de circonscriptions, districts, paroisses, ayant des autorités différentes, et au milieu duquel le bureau métropolitain &*& qu'une action Insuffisante. On lira avec intérêt dans le BxUlUin de la Soc. de Ug, comp. les deux études faites par M. Albi. Dbhays sur le r^tfiM mtinicifx^i de Londres : Pauteur y étudie successivement les conséquences et les diffienl*
OROAMISATION MUMIOIPALB D£ LONDRES 4S
DnmoB : { I. Cité. ^ {IL District métropolitain* — | Œ. Seiricei communs.
i I. ^oit*.
La Cité, qui comprend enriron 74, 000 habitants, n'a point encore snbi l'atteinte des lois nouyelles, et continue à vivre avec ses contâmes dn moyen âge, sanf quelques modifications.
Elle est divisée en 26 quartiers et 108 paroisses, dont onze se trouvent hors de son enceinte.
Elle est administrée par un conseil {common counetl) et par la cour des aîdermen (com't ofihe inner ehamber). Ces deux conseils, dont le premier est le plus important, sont composés des membres ci-après : le lord maire^ 26 aldermen\ 206 conseillers communaux [commcn councilmen), 2 thérifi^ le recor^ doTy le eommon êergeanty et le clerk de dlle.
Le 2ord maire est nommé chaque année par les àUtermen^ sur une liste de deux candidats dressée, au Common HaU^ par la Uvery ou réunion des 76 corporations de bourgeois qui com-* prennent environ 7,000 membres. Les aîdermen choisissent toujours le premier nom : leur choix doit être ratifié par la reine, qui ne refuse Jamais sa sanction : le lord maire doit être oMerman^ et avoir fait fonction de shérif. Outre ses fonctions administratives, qui sont surtout honorifiques, il a des attributions judiciaires comme présidant certaines cours spéciales à Londres, ou comme siégeant aux sessions des cours de circuit.
Les aîdermen sont élus, à vie, à raison de un par quartier, par les freemen^ électeurs privilégiés au nombre de 20,000 ; ils ont, comme le lord maire qu'ils suppléent souvent, des attributions judiciaires et administratives. Ils forment avec le lord maire un conseil administratif : court of the inner
ÛUtBlheT,
Les common couneilmen sont élus, chaque année, dans les assemblées de quartiers tenues sous la présidence de Talderman. Ils sont nommés par les bourgeois et pris parmi ceux qui p(»sàdent dans le quartier un immeuble d'an revenu imposable de 10 livres sterling au moins.
lés de rétat actael et les divers projets de réforme (Bulletin 1881 : 396; Bulletin im : 212.)
Les deux shérifs sont élus, tons les ans, au Common Hall, par la Livery; ils remplacent le lord maire, et ont aussi des attributions judiciaires ; mais leur rôle est peu important. — Le recorder j nommé à vie par la cour des aldermen, et le com^ mon sergeant, nommé par le conseil communal, ont tous deux des attributions judiciaires, et suppléent le lord maire pour la tenue des cours spéciales de Londres. — Le toum-clerk, nommé aussi par le conseil, fait fonction de secrétaire, et tient le sceau et les archives.
Attributions. — Le lord maire représente la Cité et préside le conseil et la cour des aldermen. Il peut ordonnancer seul une dépense jusqu'à concurrence de 100 livres sterling ; mais d'ailleurs il n'a guère d'autorité personnelle.
Le conseil communal, qui se compose des conseillers et des aldermen, et où siègent les shérifs, recorder, common sergeant et toum-clerk, est le véritable administrateur de la Cité, sans jamais subir le contrôle du gouvernement. Réuni sous la présidence du lord maire, il nomme les principaux fonctionnaires ou employés municipaux, le coroner (ofScier de police judiciaire), le commissaire en chef de la police, etc.. Il dispose des finances, administre les propriétés municipales ; en uu mot, corps exécutif et délibérant, il a une action prépondérante sur les affaires de la Cité. Nous verrons cependant que , pour les travaux publics et les mesuresjde salubrité, ainsi que pour l'enseignement primaire, la Cité commence à sentir les effets de la centralisation. (Voir ci-après : le bureau métropolitain.)
La cour des aldermen, présidée par le lord maire, a, de son côté, certaines attributions spéciales ; elle statue sur toutes les diflScultés relatives aux élections communales de la Cité, elle nomme quelques fonctionnaires de la Cité ; dans certains cas, elle peut disposer des finances.
Il faut citer aussi la commission spéciale pour la voirie, les égouts, l'hygiène... ; elle est . composée du lord maire, du recorder j du common sergeant et de vingt-six conseillers à raison de un par quartier, ces derniers désignés par le conseil communal. Elle est en rapport avec la métropole par le bureau métropolitain, où elle délègue trois de ses membres.