SCÈNE VI
DAMOK, LISANDRE, YANTE, MAUOT.
DXUOTi [arres(ant Yante),
Mon neveu, demeurez, laissez aller Séline A ses dévotions en toute liberté : ^ C'est faire à contre-temps une civilité. Puis j'iiy besoin de vous : j'avois impatience De vous entretenir de chose d'importance ; Pour ceux qui sont icy, je n*ay point de secrets. Et je sçais que Lisandre est dans vos intérests. J'ay tout présentement conclu vostre hy menée ; Entre Clindor et moy la parole est donnée. Les articles signés, le premier jour du mois, Avoienl été rompus et refaits plusieurs fois; Mais enfin aujourd'huy la chose se termine. Vous serez fiancé dès ce soir à Séline • : Clindor luy doimera vingt mil écus comptant Qu'on doit compter ce soir ; je vous eu donne autant Par le mcsme contract que dressent les notaires. Vous voyez de quel air j'agis dans vos affaires. Et la donation?
Il n'en est pas besoin :
Il n'en faut désormais parler ny près, ny loin. Puisque, par le contract de vostre mariage, Je vous fais à tous deux un pareil avantage ; Je vous donne mon bien enfin entièrement. Je vous suis obligé, mon oncle, extrêmement. A propos, mou neveu , j'oubliois à vous dire Qu'à la dot de Séline il m'a fallu souscrire : Pour vous mieux témoigner ma grande affection Je n ay pas refusé d'en estre caution. Je vois sur vostre front quelque ombre de tristesse : Allez vous divertir près de vostre maistresse.
YANTH.
DAM ON
YANTE.
DAMON
les pointes comiques, ses cooleroporains. (Uauteroche, les A'ob/e« de provinc^f, IV, se. 6, C; h*s apparences iromptuses. H, se. 3; le Poète basque^ de R. Poisson, se. 9; la liafjvettc de futcain, de Regnard et Dufresny, se. 3; elc. )
' On retrouve rgalcment cette complication dans Aimer sans sçavoir qui, de Douville, et la Belle invisible, de Bobroberl. .