ENTRÉE VII ET DERNIÈRE
jLf nécromantien espagnol, dans cette jeune saison, que son art lui promettait y mais qu'il a trouvée en cette ara n tare par une vertu moins trompeuse que celle de sa magie. Ses deux fidelles valets s'étonnent de se voir changés en si peu de temps ^ et s'en réjouissent par mille postures agréables. Trois admirateurs dun si rare effet se joignent à ces trois derniers rajeunis, et tous ensemble finissent le ballet .
Pour le NÉCROMAKTiEN RAJEUisY. tenant à sa main une phiole. d'eau de la fontaine de jouvence,
STJSCES.
Non, la science que Médéc
A jadis si bien possédée
En faveur du bonhomme Éson ,
CONTENP. DE MOLIÈRE. — 11. Ifi
Vkl LA FONTAINK DE JOUVENCE.
Quoy que ranliqiiitc nous chaiiti*.
No peut avec celle eau cliarmanle Kstre mise en comparaison.
Olle jeune et divine Fée.
Élève à sa porte un trophée De nos membres vieux et gastés, Pour attirer cliacun qui passe :
Jamais bouchon ' n'eut phis de grâce Aux cabarets les plus hantés.
Divinité que j'idolâtre, Désormais, dessus mon tliéatre, Je ne loueray que tes hauts faits.
Tu t'en vas, mais qu'on se console, Messieurs, j'en ay pleine phiole, Et je loge près du Palais '.
« Le bouchon , qui ne se trouve plus guère aujourd'hui que dans les villages, 4'lall alors renseigne ordinaire des ral)arels, même à Paris, Une ordonnance de Louis XIV, da((^ de iGfiG, prescri\ait encore aux cabarefiers l^usage du bouchon à leurs portas. Les l)ranrlies d'arbre et les couronnes de lierre avaient été les preml<>res enseignes des liotelleries.
' Ces vers indiquent soit le lieu où se dansait le ballet , soit celui où se tenait Topérateur, où se débitait le remède qui ont inspiré ce divertisarment.
FIN
LK