R1ENS6/ INVENTEURS DE PRESSOIRS
AUX DAMES
Nous avons inventé Part de presser Bacchus Et fouler aux pieds la vendange Afln d'en exprimer le jus :
Bacchus s'en plaint. Amour le venge,
' Louis-Marie- Victor irAuroont« conou d*abord sous le nom de marquis de Chappes; il avait pris le nom de marquis de Villequier depuis le b Janvier I6.M, lorsque son p^re, connu lui-même Jusque-là sous ce litre, l^avait remplacé par celui de maréchal (PAumont. il s'appela ducd'Aumontà la mort de son père^ le II Janvier 1609. (Le chevalier de Courcelles, Dictionn. des généraux fran' çois.)
* Costume féminin, surchargé de pampres et de fleurs des champs ; ooiffure de marguerites, hleuels, coquelicots, surmontés de fougères et de Joncs L'Automne lient une corne d'abondance.
s De la famille provençale des Pontevez, comtes de Carces, qui ont fourni un grand nombre de sénéchaux et lieutenants du roi en Provence. Le comte de Ctirces dont il est ici question Joua cette année même un certain rôle dans la Fronde. ( Voir Mémoires de ta duchesse de Memours, Collect. Michaud, 2« série, TX, 649.)
* Charles de la Baume, né le 20 mars 161 1, marquis de Saint-Martin, baron de Pesmes, etc., et lieutenant de la colonelle du régiment des gardes françaises. Plus tard, il se retira aux Pays-Bas, et entra au service du roi d'Espagne. (P. Anselme, Hùt. généalog.^ VU, B6. )
^Les marquis de Cbalmazel étaient une branche des Talani.
*Léonor de Flesselle?, comte de Brégy ou de Brégis, tiis d*un président des Compilas, connu par les emplois (|U*it remplit dans la carrière diplomatique, et qu'il dut surtout au crédit de sa femme, une des plus Jolies dames d'honneur d'Anne d'Autriche , dont on peut voir Vhistoriette dans Taltemant et dont Somaize et de la Forge, Loret et Robinet, ont souvent loué l'esprit et rinslruction.
dh:s festes de bacchus. 309
Et comme nous avous pressé cette liqueur,
Il fait que vos beaux yeux nous vont pressant le cœur
D'une manière plus étrange.
Ainsi, par sa permission, Nous sommes tourmentés de nostre invention.
Musique grotesque » .
/.« JEU, /a DÉBAUCHE et iu CRAPULE*.
i> DUC DE JOYEUSE, représentant le jfu.
Aimez le jeu, n'eu ayez point de honte, A ce plaisir adonnez-vous un peu :
Vous pourriez bien y trouver votre compte ; Aimez le jeu.
ENTRÉE XVII
ICARE et quatre bergers ^
Le PRINCE d'harcourt <, représentant xckvhl assommé parles bergers, qu^Hav dt enivrés du vin que luy avoit donné Bacchus.
Les destins à ma vie ont été bien contraires : Je ne pouvois fuir Tun de ces deux dangers,
* Trois musiciens ( les sieurs Laleu« Queru el Lambert ), qui sont coiffés de têtes d*aalmaux : le premier pince d'une espèce de gui lare ; le second bal les côtés d*un triangle garni d^anneaux; le troisième, dans une posture et avec une expression comique , promène un archet sur un long et mince Instrument à une corde surmonté d'une ligure burleM|ue.
* Le Jeu a un damier pour rabat, une coilerelte de cornets; des cartes forment ta ceinture et amuti sa coiffure, que domine un cornet à Jeter les dés. La Débauche est tout entourée de guirlandes de verr<>s et de gobelets. La Crapule a une celntare de plats, et se tient la main sur le ventre, comme si elle étouffait.
* L^habit d'Icare, très-riche el lrè»-élégant, est un admirable costume de pastear d*opëra. Les bergers ont la houlette, la panetière et la musette.
' Henri-Charles de Lorraine, troisième du nom, prince d'Harcourt du vivant de •on Qére, à la mort duquel il prit le titre de duc d*Ëlbeuf.
Et je derois périr par les mains des bergers,' Ou i*aTois à mourir par les yeux des bergères.
Le DLX DB RouARSEZ', r^prétenia/ii im bbighb qui je croit empoisonné.
Rstce enfin poison, est-ce amour?
Ou si chacun d'eux à son tour Me trouble Tesprit et la veue?
Mais que de sens et de raison Mon ame est icy dépourreue !
Si c'est de Pamour qui me tue, Hélas! n'est-ce pas du poison ?
RÉCIT
TENUS, la YOLUPTÉ, /ro/X GBACES.