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LES BALLETS RELATIFS AU CARNAVAL

Nous réunissons ici les extraits de plusieurs ballets relatifs au carnaval. Dans rimpossibililé de les classer rigoureuieiuenl suivant l'ordre chronolu gique, puisqu'ib sont de dates diverses et qu'on ignore celle du premier, il nous a seml>lé que leur place naturelle était à la suite du ballet des Feslef de Bacchus. Nous avons déjà dit que la plupart des l)allets se dansaient i>endint les jours gras, et il était tout simple, pour cette raison comme pour beaucoup d'autres, que les auteurs de ces divertissements fussent souvent portés à cboisir le carnaval pour sujet.

Nous avons trouvé le premier : Boutade, ou les Folies de Caresme-preuant , à la Bihiiotbèque impériale (1 feuillet, in-4*, s. 1. n. d., non porté) Ce n*est qu'une très-courte l>agatelle , dont il n'est pas question dans Beauchamps. D'après la physionomie matérielle, le caractère du style, l'orthographe et cpielques détails, on peut prt'sumer qu'il est des commencements du règne de Louis XIV, et à i>eu près contemporain des Fcstes de Bacchus,

Le Ballet de la MyCaresme, ttës-grossièrement imprimé et versiGé, est rempli de plaisanteries et d'équivoques ordurières. 11 est curieux surtout comme document sur un usage qui remonte fort haut , et dont il peut aider à reconstituer la physionomie. Dans ses Traitci Singuliers et nouveaux contre le paganisme du Roy-boit, Jean Deslyons, docteur de Sorlionu*-, parle des rois et des reines de la mi -carême parmi les écoliers. Le cintpiantedeuxième ^rr^f d^amour, ajouté par Gilles d'Aurigny au recueil de Martial d'Autergne (1628), témoigne que cette coutume était très-florissante au seizième siècle. En 1659, quatre ans après ce l>allet, le marquis de Mont- Imin solennisa la mi-carénie par une mascarade d'une nature particulière, qui eut lieu sur la place Royale et fit grand bruit dans Paris. — Ce Juillet , imprimé sans lieu ni date, n'est pas mentionné dans La Vallière; il est de 1655, suivant Beauchamps. On voit, d'après la première strophe du récit, qu*il a été dansé probablement en haut lieu , devaut des dames que l'auteur désigne, peut-être d'après Tusagc de leur société, sous des noms tirés de la mythologie, des romans et des |)astorales du temps. Nous n'eu donnons que les sommaires.

La Mascarade de la mascarade, ou les Déguisements inopinés, non mentionnée dans 1^1 Vallière, a également |>aru sans lieu ni date : du moins en est -il ainsi de l'exemplaire (|ue j'ai eu sous les yeux ; mais Beaucham|)s en décrit im qui faisait partie de la bibliothèque du duc d'Orléans et qui porti^

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la date de 1656. Nous ue reproduisons également que les somnuûret de œ divertissement, qui est sans intérêt. Ces trois premières pièces sont nr«ff.

11 n*en est pas de même de la suivante.

ht Carnaofal, mascarade royale, fiit duisé par Sa Majesté le 18 janncr 1668, dans son appartement : la Gazette nous apprend qu'on le dama enoor« le 27 elles quatre jours suivants à Saint-Germain; il avait été augmenté de quelques entrées. Ce divertissement fit partie des réjouissances qui tuÎYÎrent la campagne de Flandre. Benserade fut chargé des vers pour les penonnaget : ces vers sont les seuls qui offrent quelque intérêt et les seuls aussi que noas donnerons, ll^est probable que la musique était de Lulli, qui figurait pumi les acteurs. Robinet a rendu compte de cette représentation dans sa GazHte^ à la date du 21 janvier 1668 :

Dans le palab dM Tnllerlet , Le Icndemalp , le Camaral ( Représenté par d'Estival) Avec une nombrense salie Dcmasieiens, tons d'élite, A ravir dWertlt la Cuar Par an gay l>allet, à son toar.

Il coasistolt en sept entrées Qui fbrent fort considérées , Mais sartoat nne des Plaisirs Qol f attent les jeunes Désirs , Oà paroissoit lear soarce nesme Dans le Grand Porte- Diadème. .• Un de ces masqnes, non folets, Mais sérleox et des mieux fklts , Pleins de bravovre et braverle.

Conduits par la Galantirii (Mlle Hilalre), Merrellleasement aussi plut.

Et chacun volontiers dit Chut!

Lorsque cette aimable déesse , Avec nne toIx cbarmeresse , Ses dignes Maximes chanta , Par qui l'oreille elle enchanta Tant des mâles que des femdles.

Qui certes les trouvèrent belles.

Si TOUS désires les sçavoir, Tous pourrei aisément les voir p- > Dans le cahier on petit livre

Qui se Tend, je pense, une livre, Cbex rimprimeur du' Roy Ballard, Oà vous Terres, de part en partj L« reste de la mascarade Bt les beaux vers de Benserade.

Le Carnaval a été publié, comme le dit Robinet, chez Robert Ballard (1668, in.4*').

En 1675, l'Académie royale de musique donna la représentation d^une autre mascarade également intitulée /e Carnaval, a paroles de différents auteurs, musique de M. de Lulli », que nous ne reproduisons point, parce que

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