FOLIES DE CARESME-PRENANT
Pour le TATEBNTBB €t sa FEMME, qui Conduisent un yvrongne.
Dieu des beuveurs, en qui je croy.
Puisque tu fais vuider ma cave , Guide les pas de cet esclave Qui se tieut plus heureux qu'uo roy.
Tout ce qu'il songe il le possède , En valeur tout autre lui cède , Il se pique d'esprit divin, Enfin ce grand héros de table Est un corps fort et redoutable Qui pour âme n*a que du vin.
Mais, 6 grand Dieu que je réclame En voyant ses pas incertains , Que dans son triomphe je crains Qu'il ne soit prest à rendre Tâme !
Pour /'yvbongne.
Il faut avouer que le vin Est une merveilleuse cause ( sic) :
Il rend mon esprit si divin Que je cajole en vers , pensant parier en prose. Je danse , et puis je me repose , Je m'entretiens des potentats , Et sans craindre les magistrats Cest sur eux-mesmes que je glose.