‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 217 sur 325 · LES HEURES · texte numérisé non relu

LES HEURES

Vous poussez le soleil a bout , Et vous pourriez régner par tout ; Mais une Reine ' et ses vertus célèbres

Détruisent vos ténèbres :

Son divin lustre efface vos flambeaux; De tous les yeux, ses yeux sont les plus beaux, Et de toutes les mains ses hiains sont les premières '. Nuit ! pouvez- vous durer parmy tant de lumières ?

LV NUIT

Je descends pour charmer ses yeux et ses oreilles , Et tout ce qui se passe en mes obscures veilles Va briller dans ces lieux eu différens portraits. Amans, ne craignez rien de vostre confidente : Je sçais ce qu'il faut taire , et suis assez prudente Pour ne pas découvrir ioy tous mes secrets.

Page 1