ENVOY
Cruelle, enfin, après tous mes dépits.
Je vous pourrois mettre sur le tapis : Je suis Gascon d*uu assez fameux ios , Et qui me sçais vanger quant au surplus. PI*allcz donc pas ainsi vous mettre à dos Un amoureux transy qui n^en peut plus \
•Faoïeax baigneur, dont rétablissement était siiaé rue d'Orléans, au Marais, prédécesseur de la Vienne, qui devint premier valet de chambre du roi (Chavagnac. Mémoire»^ 1. 1, p. 2U7, 1609;. Surlerôie important que Jouaient les baigneurs dans la société du dix-septième siècle, et sur les divers usages auxquels servaient leurs maisons, — lieux de retraite, de toilette et de plaisirs, — on peut consulter un long et curieux passage de Walckenafir [Mémoires sur Mme de Sévigné, t. Il, p. 37*40). Le chevalier de Gramont, en particulier, allait souvent chez le baigneur, et ses Mémoires ne manquent, pas de le constater.
> Il est assez diflicilede savoir au juste lequel des innombrables amours du chevalier est ici mis en Jeu, et par bonheur la chose importe peu. On ne trouve dans ses Mémoires rien qui puisse éclairclr ce point.
ENTRÉE Vffl.
Ttols FAUX-MONNOYBUBS Sortent éTun antre.
Pour le COHTB du lude ', représentant un faux-xonnoyeur.
Soupirer, estre tout en feu
Pour le premier objet qu'on ?oye ; Puis , quelqu*autre arrivant, recommencer cejjeu, Si vous nommez cela de la fausse monnoye ,
Je croîs que je m*en mesle un peu.
Mais ces soupirs sont des railleurs.
Les vrais suivent une autre voye :
Philis garde en efTet mes trésors les meilleurs ; Et quoyque je travaille à la fausse monnoye,
Cest pour en débiter ailleurs.
Pour feindre un transport obligeant,
Et faire en sorte qu'on le croye , Est-ce un crime en amour ? il est de Tentregent De faire un peu passer de la fausse monnoye
Parmi beaucoup de bon argent.
Ne m'observez pas ric-à-ric.
Vous à qui mon cœur est en proye ; Je veux n'aimer que vous, j'en fais un vœu public : Vous aurez l'or tout pur, et ma fausse monnoye
Ne sera que pour le trafic.
> Heort de Dailloo, d*abord comte, puis duc du Lade , qui Joue un cerlaio rôle dans VHistoire amoureuse des GauUtti les romaas historioo-saUriques du même genre, par tes galaoteries.Cétait un des adorateurs de Mme de Sévigné. Le portrait qu'en fait Benserade dans les paroles qu'il lui prête est delà plus rigoureuse exactitude , et confirme les médisances de Bussy-Rabutln , qui le confirment à son tour I «c 11 aimait le plaisir, dit M. Walckenaer... Quoique volage en amour, il n*était Jamais perfide. 11 n'aimait pas longtemps, mais il aimait fortement : souvent ses larmes témoignaient de la violence et de la sincérité de sa passion. Souvent infidèle. Jamais il ne cherchait à se venger d'une infidélité.» Etc. {Mémoires sur Mme de Sévigné, I, 84.)
COHTEMP. DB MOLIÈRE. — 11. 26
Six FORGEBOifs Viennent battre sur t enclume, étant les ouvriers qui travaillent les premiers et gui se lèvent devant le jour; aussi le voit-on qui commence à poindre à mesme temps qi^ils sortent.
Il faut secouer la paresse , Et faire icy des eflbrts inouïs Pour travailler aux armes de Louis :
Cest une besogne qui presse.
Mais en son plus superbe atour, L'Aurore vient briller plus fort que de eoutume ; Prostré bruit la réveille , et, frappant sur Fenclume, PIous frappons les premiers à la porte du Jour.
L'ÉTOiLB du point dufour^ accompagnée (Tune partie des gèuïes.
MONSIEUR, frère unique du roy, représentant /'étoile du point du four.
Après le grand Astre des deux, Je suis TAstre qui luit le mieux :
Il n'en est point qui me conteste ; Et mon éclat jeune et vermeil Est beaucoup moins que le Soleil , Et beaucoup plus que tout le reste.
Je suis Étoile simplement, El quoyque , dans le firmament.
Toute couverte de lumière , J'aille devant le grand galop , Mon destin ne m'apprend que trop Que je ne suis pas la première.
Mais je suis bien comme je suis; C'est assez pour moy si je puis Percer les barreaux et les grilles, Et, d'un trait amoureux et fin , M'insiuuer de grand matin Dans la chambre où couchent les filles *.
' Fillca de la reine mère. ( Note de Tédil. de 1697.)
Je ne veux éclairer que là :
Je quitte ma part pour cela
De l'un et de Fautre hémisphère ;
Et que je puisse tour à tour
Leur aller donner le bonjour,
(Test mon employ, c^est mon affaire.
//aubore paroist dans son char^ environnée des douze hedbes du jour y et accompagnée du crépuscule, qui tient en sa main une urne qui répand la rosée. Mais elle se retire après avoir chanté^ voyant arriver le soleil, suivi des génies qui luy rendent hommage , et c'est ce gui compose le Grand Ballet,