‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 240 sur 325 · PREMIÈRE SÉRÉNADE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE SÉRÉNADE

Pendant que ces flambeaux de lumière immortelle Veillent pour le salut de ce vaste univers , Beaux yeux , divins auteurs de ma peine cruelle , Pour moy daignez veiller et demeurer ouvers. Vous sçavez mieux que moy qu'Amour et la Fortune

Sont aveugles tous deux ; Que si vous vous fermez pour ne voir non plus qu*eux. Beaux yeux, qui connoistra ma douleur non commune, Et qui soulagera mon martire amoureux?

BÊPONSE A LA PBEMIÈBE SÉBÉNADE.

Quand mes yeux sont fermés , mon c^Bur veille pour vous :

Le souvenir de votre flamme

M'est trop prétieux et trop doux

Pour sortir jamais de mon ame.

Quand mes yeux sont fermés , mon cœur veille pour vous.

* Bonard, Amour, Molier, la KuicU Cabou, le Silence, Beaucbamp, le Repoi.

* Le Boy. — Bontemps, Yerpré, BapUste et de Lorge. •

3 Ces vers, comme tous les suivants, soot d'abord précédés du texte italien, le seul sans doute que Ton chantât.

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