SCÈNE DERNIÈRE
DAMON, SÉLINK, TIMANDKE, LISANDUK, MAROT, YANTE, LISETTE.
DAMON. Eh bitMi, que dit (blinder?
sÉLiNE. De riiymeii de Lisandrc il demeure d'accord , Il uous a députés tous doux pour vous le dire. Au contrat, dès ce soir, il est prest de souscrire; Si sa goutte au logis ne Teust point retenu Pour vous en asseurer luy-mesme fust venu : 11 devoit cet honneur à vous, à vostre nièce.
DAMON. Je l'iray bien trouver, j'excuse sa vieillesse. Que dites- vous enfin de mon lasche neveu?
sÉLiNE. ]N*étoit vostre respect, je m>n plaindrois un peu.
DAMON. Il faut vous en venger en épousant Timandre.
TiMANDBE. Clindor me traite en (ils, et me choisit pour gendre, Et Séline y consent après plus de deux ans.
DAMON. Enfin, grâces au ciel , nous sommes tous contens.
LiSAMDRE. Pour moy, je le suis fort, vous le pouvez bien croire. Marot après Thymen vous dira nostre histoire, Il pourra quelque jour la conter à loisir ; L'intrigue en est jolie.
DAMON. Il me fera plaisir.
Pour rendre ainsi que vous son ame satisfaite, Je veux qu'il soit aussi le mary de Lisette, Et, pour favoriser leur amoureux espoir. Je YTux, sans différer, qu ils s*épousent ce soir.
MABOT. Ce sera de bon cœur ; nous ferons bon ménage.
LISETTE. Je veux du parchemin, ou point de mariage.
MABOT. Je m'en vais tout exprès faire écorcher un veau,
Après ^ sans contredit, nous ferons peau pour peau.
L1SANDBE. Ainsi tout ira bien.
DAHON. Finissons la journée
Par un festin superbe, et ce triple hyménée.
MABOT, aux spectateurs,
Nostre Intrigue amoureuse a deu Onir ainsi ; Si vous estes contens, nous le sommes aussi.
FIN