AMARANTE
C'est un antenr galant, mais qai feroit tempulc De se lever sans fea pendant la canicule; C'est Gilbert.
NOTICE
Que madame en paHe comme il faut!
Qacique rhaleur qa'il fasftr, il n'a jamais eu rbaud. Apollon et Gilbert «ont toujours mal ensemble : Quand tout le monde brûle, on le trouve qui trembl*. Un de ses bons amis , que je vis hier au soir. Me soutint par deux fois que, l'étant allé voir, il trouva son laquait qui lui chauffuit, dimanche, l/épingle qu'il lui faut pour attacher sa manche, etc.
Ces vers, plus on moins ironic|iu>s, semblent lout au moins donurr à- entendre que Gilbert était à la fois très naïf et soigneux de toutes ses aises; autant de raisons qui pourraient servir à montrer comment , malgré le nombre et le succès de ses ouvrages , ses emplois et ses bauts protecteurs , il resta toujours pauvre. Il aurait même terminé sa vie dans Tindigenee la plus complète, si le financier Hervart, protestant aussi, ne lui* eût donné l'Iiospitalité dan3 son Iiôtel , comme il devait faire plus tard encore pour La Fontaine.
Gilbert a écrit dans des genres très-variés. Kn dehors du théâtre, on a de lui : Vj^rt de plaire, qui est une imitation de V^rt d'aimer, d*Ovide, accom- |)agné de Sonnets et de Madrigaux, et d'un Panégyrique, en vers, de la reine de Suède (1G55, in-12); un Becueil de poésies diverses (I6G1); Cinquante psaumes de David mis en -vers français (1680). Mais c'est surtout pour la scène qu'il a travaillé. Dtî toutes ses pièces il n'en est qu'une seub* qui rentre dans le cadre de ce rt^cueil ; nous nous bornerons à donner rapidement la liste des autres :
— Marguerite de France, tragédie, Paris, tC41, in-4®.
— Téléphonte, tragi-comédie, /W., 1643, id. On assure qu'il eut Richelieu pour collaborateur dans celte pièce.
— Bodogune, tragi-coméd., id., IG44, id.
— Hrpoitte, ouïe Garron insensible, tragéd., id., id.
— Sémiramis, t ragéd . , /V/. , 1647, id.
— Us Amours de Diane et d'Endymion, tragéd., Rouen, 1657, iu-l2.
— Cresphonte, ou le Retour des HéracUdes dans le Péloponnèse, tragicoméd., Paris, 1659, in-4'*.
— ylrie et Pétus, ou les amours de Néron, tragéd., id., id., in-12.
— Lesylmours d'Ovide, pastorale héroïque, avec uu prologue ;Paiis, 1663, in-12. — Loret mentionne celte pièce (I. XIV, p. 84) sous le litre des Intrigues d'Ovide.
— />j Amours d'Angélique et de Médor, tragi-coméd., /V/., 1664, in-12.
— Opéra, pastorale héroïque des peines et des plaisirs de l'amour (Paris, 1672, in-12), dont Caml>ert fit la musique. L'exécution de cet ou^Tage lut remarquable. Le tombeau de (^limène y donna naissance à un geui-e iwirticulier de mélodies qu'on appela les tombeaux, et M"e Rrigogne s'y distingua tellement dans le rôle de Climène «[ue le nom de Petite-Climène lui eu resta.
Quelques auteurs lui attribuent encore sans preuves d'autres pièces, qu'il est inutile d'éimmérer '.
> BiblMh. du Th. Fr. de la Vallière, t. III, p. 18.