COMÉDIE EN UN ACTE
I C'est-à-dire les petites bourgeoises, les tilles de pea. On voit que le mot n*e8t pas nouveau dans la langue. Molière Ta mis dans la t)ouche d*\ini: femme du bel <<!/>, en son Bourgeois gentilhomme (V, entrée l^*) :
Ih n'ont des livres el des bancs Que pour mesdames les griseltes.
Ce nom venait probablement de la petite étoffe grise ou griselle ( Roman comiqHf de Scarron, I, ch. i), étoffe commune qui servait à l'habillement des personnes de la classe inférieure.
COMTEMP. De MOLIÈRE. — T. II.
PERSONNAGES
CRISPIN, chevalier.
MARTINE , servante de M. Griffaut.
M. GRIFFAUT, procureur.
ISABELLE, fille de M. Griiïaut.
ANGÉLIQUE, aussi fille de M. Griffaut.
M. COCLET, marchand, amant d'Isabelle.
M. PRUNEAU», apothicaire, amant.;d'Angélique.
( La scène est à Paris, dans une salte^ chez monsieur Griffaut, )
' Le nom de Pruneau porte sa signification avec lui, comme ceux de DlafoinUv de Purgon, de Fleurant, de Clistorel, etc. Lps a|)oliiicaire8 comptaient pamil les personnages favoris de notre vieille coméJie, qui aimait à les atfubier de noms, expressifs, et parfois bien autrement, énergiques que celui de Champmeslt^.