SCÈNE m
MIROBOLAN, FELIAKTE, LISIDOR, MARIN.
MIBOBOLAN. Ma fcmme, voilà nostre bon amy Monsieur Usidor.
FEUARTE. Ah ! je suis sa servante, et je suis ravie de le voir.
MIBOBOLAN, bas^ à Usidor. Parlez le premier, la chose eu aura meilleure grâce.
LisiDOB, bas. Cesl à vous à commencer; après, je continueray.
MIBOBOLAN, bas. Vous VOUS expliquerez mieux que moy.
LISIDOB, bas. Point du tout. D'ailleurs, la raison veut que vous ouvriez le discours.
MIBOBOLAN, 6(75. C'est à VOUS à faire le premier pas.
LISIDOB, bas. Je Tay fait en vostre endroit', et vous devez, avant que jeluy parle ^ la disposer...
FELiANTE. Au moins, dites-moy quelle contestation vous avez ensemble, et le sujet pourquoy vous m*avez fait venir icy.
LISIDOB. Madame, c*est une petite bagatelle.
MIBOBOLAN. Ma femme, c'est nostre amy Monsieur Lisidor qui demande nostre fille en mariage.
FEUANTE. Et pour qui ?
LISIDOB. Pour moy. Madame; mais à des conditions qui peut-estre ne vous seront pas désagréables. Sans doute que d*abord mon âge vous donnera quelque répugnance pour ce mariage; mais, Madame, quand voussçaurez que je luy fais de grands avantages, que je la prens sans que vous déboursiez un soi, et que Monsieur vostre mari m*en a donné sa parole , j'ose espérer que vous me ferez la mesme grâce.
FELIANTE. Toutcs CCS choscs sout fort considérables ; mais votre âge, Monsieur, ne convient point avec celuy de ma fille , et Ton voit souvent par de telles alliances des jeunes femmes tomber dans le désordre. Les caresses d'un vieillard dans le mariage ne s'accordent point avec celles d'une jeune personne : il s'y rencontre trop d'antipathie, et nous voyons que mesme la nature y répugne.
' Avec vous, poar ce qui voiu regarde.