ACTE I, SCÈNE IV
Aiosi, Monsieur, pour éviter les disgrâces qui pourroieot arriver à ma famille, trouvez bon que je vous refuse mon consentement.
LisiDOB. Mais, Madame, vostre mari m*cn a donné sa parole.
FELiANTE. Je Ic croîs ; maîs, selon Tapparence, il n'y a pas fait de réflexion , car sans doute il auroit été de mon sentiment.
LISIDOB. Monsieur, vous sçavez ce que vous m'avez promis.
FELIANTE. Je crois, encore un coup, qu'il vous Ta promise ; mais il peut vous la dépromettre, car apparemment il n*en sera rien.
LisiDOR. Monsieur, un homme d'honneur doit tenir ce qu'il promet. Parlez, ne m'avez- vous pas promis vostre fille en mariage ?
MiROBOLAN. Hé .. Tout cela est vray.
FELIANTE. £h bien, s'il vous l'a promise, je ne vous Tay pas promise^ moy ; et c'est assez.
MiBOBOLAN. Ma femme....
FELIANTE. Hé, mou Dicu, laissez-moy ; je sçais fort bien ce que je fais.
MIBOBOLAN. Mais il faudroit...
FELIANTE. 11 faudroît ne pas promettre si facilement. Encore une fois, il n'en sera rien ; et vos raisons ne peuvent estre que trèsmauvaises sur ce chapitre. Adieu, Monsieur; mettez-vous en teste que vous n'aurez jamais ma fille.