Partie avec un cordonnier! Cela peut-il être
Sybil.
Aussi vrai que Dieu est dans le ciel, milord 1
Lincoln.
Elle aimerait maintenant un cordonnier! Je n'en suis pas fâché.
Sir Roger.
Une boîte à beurre flamande! Un cordonnier! Elle serait ingrate au point d'oublier sa naissance, de récompenser ainsi mes soins! Elle mépriserait le jeune Hammon pour aimer un pauvre diable, un coquin besogneux! Soit. Qu'elle se sauve, je ne courrai pas après elle ! Qu'elle crève de faim si ça lui plaît. Je ne la connais plus.
2o4 LE MARDI GRAS DU CORDONNIER
Lincoln.
Ne vous montrez pas aussi cruel...
{Entre FIRK avec des souliers à la main). Sir Roger.
Elle cesse dès à présent d'être ma fille ! Un joli spectacle qu'un lourdaud ivrogne, un ventre plein de bière, un'cordonnier ! Voilà du joli !
FiRK.
Un joli soulier, en effet, et qui va comme un pudding ; dans sa boîte.
Quel est ce drôle? D'où viens-tu? A
FiRK. I
Je ne suis pas un drôle. Je suis Firk le cordonnier) l'ouvrier du patron Roger, et je venais pour prendre la" mesure de la jolie jambe de mistress Rose. Là-dessus je; souhaite à Votre Seigneurie une aussi bonne santé que celle dont je jouissais à l'ouvrage. Je demeure votre Firk et bonsoir.
SiR Roger.
Arrête, coquin 1
Lincoln.
Viens ici, cordonnier !
FinK.
Heureux que le coquin soit avant le cordonnier, autrement je n'aurais jamais daigné retourner chez vous. Vous me voyez très touché.
SiR Roger.
Milord, ce vilain vous appelle coquin par plaisanterie.
Firk.
Et quand c'est par plaisanterie qu'on appelle un homme coquin, on aurait tort de se fâcher. Que Votre Seigneurie soit en joie ! (A part). Je peux me moquer d'eux,: maintenant que mon maître est lord-maire. Sir Roger.
Au moins, drôle, à quel patron appartiens-tu?
Firk.
Je suis enchanté de voir Votre Seigneurie en si belltf humeur. {Regardant Sybil). Je n'ai pas de jabot pour la fraise, ni d'estomac pour le cotillon rouge. 1
Lincoln. Il n'est pas question de te faire épouser sa servante. Je te demande le nom de ton patron.
Firk.
Je chante maintenant au diapason de Rogero, Roger mon camarade est à présent mon maître.