‹ Les Contemporains de ShakespeareChapitre 206 sur 250 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

Une chambre dans la maison de Lucre.

Lucre.

Mon adversaire me blâme à propos de mon neveu. Pourquoi un oncle vertueux n'aurait-il pas un neveu dissolu? Pourquoi, sous prétexte que c'est un coureur, un dépensier, un ivrogne comme il y en a tant, en un mot un mendiant, ses défauts feraient-ils ma honte? Quand nous ne partageons pas leurs folies, pourquoi partagerions-nous leurs infamies? En ce qui concerne ma sévérité à propos de ses hypothèques, je ne la nie pas. Je confesse que j'y ai un peu gagné, mais... {Enlre UN DOMESTIQUE).

Qu'y a-t-il?

Le Domestique.

Un valet de province désire parler à Votre Seigneurie.

Lucre.

J'ai quelques moments de loisir, inlroduis-le.

{Sort le Domestique).

{Entre L'HOTELIER, déguisé en domestique de province).

L'Hôtelier.

Dieu bénisse Votre Honorable Seigneurie.

Lucre.

Sois le bienvenu, mon bon ami '.

L'Hôtelier, à part.

Il m'appelle voleur à première vue, se douterait-il que je suis hôtelier?

Lucre.

Que me veux-tu ?

L'Hôtelier.

Ma maîtresse m'a prié d'aller trouver un homme dont la capacité soit reconnue, pour le consulter sur un poiBt

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