En argot on traduisait le mot « voleur t par « bon ami
douteux. Je m'adresse à vous à tout hasard, car je ne connais personne ici, et ma maîtresse, aussi étrangère au pays que moi-même, est logée à la même enseigne. J'ai le bonheur de trouver Votre Seigneurie chez elle, et si vous le voulez nous expédierons les choses aussi vite que possible.
Lucre, à part.
Voilà un brave homme, et qui me plaît. {Haut). Qui est votre maîtresse ?
Une veuve de province. Hier nous avons pris pour la première fois notre volée, et elle a décidé de s'arrêter ici pour terminer une affaire.
Lucre.
Son nom, je te prie ?
L'HOTELIER.
On peut le Irouver sur les titres de possession : venve Medler.
Lucre.
Medler? Par la messe, je n'ai jamais entendu parler de cette veuve.
L'HOTELTER.
Vous devez vous tromper, monsieur. N'e-xiate-t-il pas une veuve riche dans le Slaffordshire 2 Lucre.
En effet ! Tu me la remets en mémoire. Il en existe une. Ah! si je redevenais garçon !
L'Hôtelier.
Votre Seigneurie pourrait certainement l'épouser, mais elle est déjà engagée avec un célibataire. Lucre.
Et quel est-il, je te prie ?
L'Hôtelier.
Un gentilhomme de province que Votre Seigneurie ne connaît sûrement point, j'en jurerais. Il a commis bien des folies dans sa jeunesse, mais l'idée du mariage, j'en puis jurer, commence à l'apaiser. Ma maîtresse l'aime, et vous savez que l'amour excuse bien des fautes. II s'agit d'un monsieur Witgood, si jamais son nom est venu jusqu'à vous.
Lucre.
Witgood, dis-tu?
Witgood. Ma maîtresse lui apportera un joli revenu : quatre cents livres par an.
Lucre.
De quelle province est ce jeune Witgood?