ACTE il, SCÈNE I
peu. Le jeu me plaît! Je me sens maintenant d'humeur â essayer quelque chose pour mon neveu s'il sait me prendre [Haut). C'est fait?
WlTGOOD.
Oui, mon oncle.
Lucre.
Vous êtes un ingrat neveu.
WrfGOOD.
Le ciel m'en défende !
Lucre.
Si, monsieur mon neveu. Je sais que vous avez beau» coup de dettes, que vous êtes poursuivi par des créanciers. Votre devoir eût été de m'en avertir discrètement, sans que l'avenir en subit le moindre préjudice.
WlTGOOD.
Je l'avoue, mon oncle. En cela je suis blâmable. Mon intention était de bâcler les choses sans perdre de temps, à la satisfaction de mes amis et à l'étonnement des autres. Malheureusement il me manque la bagatelle d'une quarantaine de livres avant que tout soit conclu. Mais j'es- ' père bien trouver quelque expédient.
Neveu, Je vous supplie de ne pas ajouter un mot.
WiTGOor).
Que voulez-vous dire, mon oncle ?
Lucre.
Par l'amitié que je le porte, j'entends que tu ne t'adresses pas à d'autres qu'à moi!
WlTGOOD.
Vous n'avez aucune raison pour cela, mon oncle.
Lucre.
Autrement je me fâche à jamais.
WlTGOOD.
Voici ma main. Je vous obéirai.
Lucre.
A la bonne heure. Rapporte-t'en à moi. Paix! Voici ma femme avec Sam, le fils de eon premier mari. {Entrent MISTRESS LUCRE et FREEDOM).
WlTGOOD.
Bonne tante.
Freedom.
Cher Witgood, je suis heureux de vous saluer. Soyez le ')ienvenu dans cette noble cité gouvernée avec l'épée au burreau.
WlTGOOD, à part.
Et l'esprit dans son pommeau (Haut). Mon cher master 3am Freedom, je vous retourne le compliment.
Par la messe, elle vient, ma femme! Je veux voii comment tu la recevras.
MisTP.Ess Lucre.
Je suppose savoir coir):Tient on reçoit une veuve I I n'y a pas si longtemps q : je l'étais encore. {Entre LA COUR'! vXE).
\.'1'1jOOD.
Oncle...
La voici !