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SCÈNE PREMIÈRE

le logis de Witgood.

Entrent WITGOOD bt LES TROIS CRÉANCIERS.

Witgood.

Messieurs mes créanciers ne pourriez-vous pas choisir un autre moment pour me poursuivre ? En ce.la votre méchanceté dépasse les droits que vous donne ma dette. Premier Créancier.

Maître Witgood, voilà longtemps que j'attends mon argent.

Witgood.

Parlez bas, je vous en prie. Que voulez-vous?

Deuxième Créancier.

Nous apprenons que vous êtes sur le point d'épouser une riche veuve.

Witgood.

' Il n'y a pas de projet si bien caché que des créanciers

ine puissent le surprendre; de situation plus malheureuse

bue de songer quevos pires ennemis sont au courant de

Ivos bonnes fortunes.^Vtms vous y prenez mal, messieurs. Si

iii'ous voulez obtenir quittance, pourquoi contrecarrer les

'orojets que j'entretiens dans ce but? Cela n'est de votre

3art ni adroit, ni pitoyable. La chance me revient. Je vais

ne relever, briller à nouveau, et vous serez les premiers

i en profiter.

Premier Créancier.

Il a raison.

Witgood.

Demeurez sourds et je suis perdu à jamais!

Deuxième Créancier.

Cher monsieur...

Witgood^ Comment voulez-vous qu'un homme pro^èr-e si vous e privez de soleil!

Troisième Créancier.

En effet!

Prenez patience, il y aura de quoi vous satisfaire tous.

Premier Créancier.

Si nous agissions autrement la honte serait pour nous !

WlTGOOU.

Ecoutez. Je suis tout nouvellement engagé avec la veuve et me discréditer serait me perdre. Avant trois jours je vous donnerai des terres en garantie.

Premieh Créancier.

Mon cher master Witgood ! Nous avons confiance en vous.

Je sais que vous avez été très bons. II suffirait pourtant d'un méchant hruit, d'une calomnie, pour que l'on perdit confiance. Dans la situation où je me trouve un homme s'est bientôt fait des ennemis. Aussitôt que la chance lui vient la jalousie s'en mêle. Vous avez entendu dire, j'en suis swr, que j'y mettais de la mauvaise volonté? Deuxième Créancier.

Nous avons entendu dire que vous avez déniché une riche veuve, et que vous voulez l'épouser sur le champ. WiïGOon.

Voilà la vérité. Maintenant que vous connaissez mes intentions à votre égard, faites-moi la faveur, je vous en supplie tous...

Tous.

C'est inutile !

WfTGOOD.

D'enterrer mes dettes dans le silence, jusqu'à ce que je sois en possession de ma veuve; car en vérité, je puis vous parler comme à des amis?...

Tous.

Oui! Oui !

Witgood.

Je suis à la recherche de quelque argent pour m'in^taller, obtenir quelque crédit dont vous profiterez. Si me premières dettes étaient divulguées, tous mes effort deviendraient inutiles.

Pi!EMiEr> Créancier, bas.

Je veux mériter votre pratique. Acceptez mon argent avant d'avoir recours à relui d'un étranger. Voici quaranl. livres que je viens de toucher. Si cela peut vous être uti!< pour votre installation, usez-en. {Wi(good fait mine cl refuser). Non, je vous en prie. L'argent est à votre service.

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