‹ Les Contemporains de ShakespeareChapitre 219 sur 250 · ACTE m, SCÈNE l · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE l

WlTGOOD.

Vous me confondez tellement par votre amabilité (jue je m« vois obligé d'accepter.

Premier Créancier, à part.

N'en parlez pas aux autres, je vous en prie.

WrrGOOD..

Ne craignez rien.

Premier Créancier, idem.

J'espère être lepremierauquel vous penserez après votre mariage?

WlTGOOD.

Ayez-en la conviction.

Premier Créancier.

Où allez-vous, messieurs?

Deuxième Créancier, bas à Witgood.

Soyez sans inquiétude, je vais chercher de l'argent. Avant une heure vous recevrez ce dont vous avez besoin, {Eaut). Allons, master Cockpit, nous vous attendons. Troisième Créancier.

J'ai laissé tomber ma bague. Je vous suis à l'instant. [Sortent le premier et le deuxième créancier). Vous la trouverez, monsieur. Je sais que votre jeunesse et vos prodigalités vous ont dépouillé de tous vos bijoux. Voici un rubis de vingt livres. Donnez-le à votre veuve. {Il offre la bague que Witgood refuse tout d'abord). Quel Iiomme ! Elle ne vous en aimera que davantage. Si je pouvais travailler pour vous, je ne voudrais pas vous voir la proie de ces samgsues pour tout l'or du monde.

Witgood.

J'en suis sûr.

Troisième Créancier.

Ce sont de véritables coupe-gorge.

Witgood.

iQ les CiOiUîi'aiSj.

Troisième Créancier.

Envoyez-moi la note de tout ce dont vous avez besoin, je vous satisferai sur l'heure.

Witgood.

Vraiment? En ce cas voici ma main. Je ne veux plus avoir affaire qu'à toi

Trotstème Gréattoieir.

Puis-je ne jamais donner la mienne * ces deux aiïtreB, alors?

Witgood.

Je te le souhaite.

Troisième Créawcibr.

Je TOUS, remercie .

WrrGOCD.

Adieu, cher master Cokpit. [Sort le troisième créancier). Ah! ah! ah! Décidément rien de plus inventif que la nécessité et de plus abrutissant que la richesse et le libertinage, bien qu'ils aient encore quelque avantage. Oh ! si je tenais l'hypothèque de mon oncle comme je tiens ces vétilles, je renoncerais aux mauvais lieux à midi, et à minuit au muscatel et aux œufs!

La Courtisane, à la cantonade.

Master Witgood, où étes-vous?

WlTGOOD.

Holà!

[Entre LA COURTISANE).

La Courtisane.

Riches nouvelles?

WlTGOOD.

Que ne sont-elles toutes monnayées"?

La Courtisane.

Voici des chaînes et des bijoux. Je suis tellement sollicitée par des prétendants, master Witgood, que je ne sais plus lequel mettre le premier à la porte. Dans ce nombre, un certain master Hoard, un vieux gentilhomme.

WlTGOOU.

Sur ma vie, le rival de mon oncle!

La Courtisane.

Cela ne m'étonne pas, car s'il dit du mal de vous, il parle honteusement de lui. Je l'ai tout d'abord évincé, mais si adroitement qu'il emporte des espérances plutôt que la conviction d'un congé définitif.

Witgood.

Parfait!

La Courtisane.

Je l'attends accompagné de gentlemen avec lesquels il s'efforce de me démontrer que vous êtes un intempérant, dans une situation définitivement compromise. Votre oncle...

Witgood.

Coquine, voici le moment de faire fortune. Profitez-en. Il est riche d'argent, de propriétés et de terres. Epouse-le. C'est un vieux fou passionné; et j'en serai enchanté. Epouse-le, Ma conscience prendrait du plaisir à te voir bien accueillie, car je m'intéresse à toi. La Courtisane.

Mille remerciements, mon cher Witgood.

Witgood.

Je caresse encore un autre espoir. S'il se réalise, tu ne t'on plaindras pas, outre qu'il peut en résulter beaucoup

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