‹ Les Contemporains de ShakespeareChapitre 227 sur 250 · ACTE m, SCÈNE IV 32i · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE IV 32i

Andrey.

Comme toujours!

Dampit.

Depuis deux ans je ne mange pas pour deux sous de pain ! Donne-moi un verre de bière fraîchement tirée. Je ne suis pas malade, mais je ne suis pas bien.

André Y.

Mettez cette serviette chaude autour de votre cou tandis que je vous déshabillerai.

Dampit. Quoi! bavarde! méditerais-tu de mauvais desseins? Que dis-tu?

An'drey.

Je dis que vous paraissez très fatigué.

Dampit.

Tu représentes la femme la plus hypocrite de Londres.

ANDRi'V.

Je ne vous ai jamais trompé !

Dampit.

Parce que je ne me suis jamais confié à toi.

Andrev.

Je me soucie peu de ce que vous me dites, master Dampit!

Dampit.

Tais-toi ! Tu es une mendiante, une gourgandine, une drôlesse. Que répondras-tu à cela?

Andrev.

Vous, un gentleman! parler ainsi!

Dampit.

Vile esclave de l'infortune, misérable souillon de cuisine, espionne, coquine, coureuse! Je ne donnerais pas la vie d'un pou pour ton bonheur!

Andrev.

Vous! Je sais pourtant un gentleman qui me courtise, et dont la seule crainte est que vous me détachiez de lui I Dampit.

Moi ! Si jamais on m'offrait deux mille francs pour coucher avec toi, j'aimerais mieux me voir damné! Que répondras-tu à cela?

Andrey.

Allez-vous coucher, monsieur.

Dampit.

Me coucher! Comment se porte mistress Proserpine?

Andrey. Pouah !

Dampit.

Donne-moi un verre de bière et j'irai me coucher.

Amdrey.

Vous trouverez de la bière au-dessus.

Dampit.

le crois que l'on brûle des cornes dans l'auberge de Barnard, Si jaroais j'ai flairé une telle ptianteur, je consens à ne plus faire d'usure!

{Il sort).

Andrey.

Les ongles de ses pieds empestenU et il s'imagine que l'on brûle de la corne.

FIN DU TROISIEME ACTE

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