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ACTE II, SCÈNE III

s'agisse de sa fille ou de sa femme, le cas est le même. MosGA, à part.

Je le Tois venir!

CoRvmo.

Mon parti est pris. Si ce docteur, dont l'unique intérêt est de voir réussir le conseil qu'il a donné, moins que rien, offre sa fille, que ne dois-je pas faire moi qui ai tant à y gagner! Je veux arriver avant lui. [Haut). Mosca, j'ai pris une décision.

Mosca.

Laquelle, monsieur?

Nous serons plus tranquilles. La femme en question sera la mienne.

Mosca.

Je n'osais pas vous le conseiller, mais c'est la première chose à laquelle j'ai pensé. A bien calculer, vous leur coupez à tous la gorge et prenez directement possession. Lors de sa prochaine crise nous ne nous occuperons pas de lui. Il suffira de retirer son oreiller pour qu'il suffoque. Je l'eusse fait depuis longtemps sans vos scrupules-.

CORVINO.

La peste soit de la conscience quand elle affole les esprits ! Il ne faut pas que nous perdions de temps, ou nous sommes devancés. Retourne chez toi, prépare-le, dis-lui ma bonne volonté et mon zèle. Ajoute que je n'ai pu résister un instant, comme c'est la vérité, que j'ai obéi au premier mouvement.

Mosca.

Je le convaincrai si bien, je vous le garantis, que les autres clients affamés seront bien vite mis dehors. Il ne recevra plus que vous. Mais ne venez pas avant que je vous aie envoyé chercher, car il me reste encore autre chose à faire tourner à votre avantage, quelque chose que je ne peux pas vous dire.

GORVINO.

N'oublie pas de m'envoyer chercher?

Mosca.

Ne craignez rien.

[Il sort).

CoRVINO.

Où êtes-Tous, ma femme ! Ma Celia !

[Rentre CELIA).

Allons, seau de larmes! Sèche-moi ces pleurs! Tu t'imaginais alors que je parlais sérieusement? Par le jour qui m'éclaire, je voulais tout simplement t'éprouver. Il me

semble que la futilité de l'incident aurait dû t'en prévenir. Je ne suis pas un jaloux Celia.

Non?

GORTINO.

Je ne le suis pas et ne l'ai jamais été. La jalousie es' une pauvre passion dont on ne lire aucun profit. Ne saisje pas que, lorsque les femmes ont une volonté, ollej peuvent défier toutes les surveillances du monde et qu<? les espions les plus intraitables sont vite apprivoisés avec de l'or? J'ai confiance en toi, tu le verras et tu le croiras quand je t'en fournirai l'occasion. Allons, embrasse-moi. Dépêche-toi de revêtir tes plus beaux atours, de mettre tes plus beaux bijoux et de préparer ton plus beau regard. Nous sommes invités à une fête solennelle chez le vieux Volpone où tu verras à quel point je ne suis ni timoré ni jaloux !

FIN D« SBGONB ACWE.

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