‹ Les Contemporains de ShakespeareChapitre 29 sur 250 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

Une chambre dans la maison de Volpone.

Entre VOLPONE.

Volpone.

Il me semble que Mosca s'attarde. Divertissez-moi et m'aidez à trouver le temps plus agréable.

[Entrent NANO, ANDROGYNO et CASTRONE).

N.VNO.

Nain, fou et eunuque, nous sommes les bienvenus. Maintenant une question. Lequel de nous trois, mets délicats d'un homme riche et faits pour le divertir, réclamera la préséance.

Castrone.

Je la réclame.

Le fou aussi.

Andhogyno.

Nano.

Le fou commet une folie. Laissez-moi vous renvoyer tous deux à l'école. D'abord le nain est petit et spirituel, et tout ce qui est petit est gentil. Autrement, pourquoi les hommes, aussitôt qu'ils aperçoivent une créature de mon genre, s'écrieraient-ils : « Voilà un joli petit singe ». Et pourquoi ce qualificatif de singe, sinon parce que cette créature imite plaisamment les actions des grands hommes en les tournant en ridicule? D'ailleurs, ce corps tel qu'il est, ne réclame que la moitié de la nourriture, de la boisson, de l'habillement qu'exigent vos embonpoints. Admettons que la face d'un fou soit la mère du rire, étant donné sa cervelle, le fou ne doit venir qu'après le nain et, bien qu'il en vive, il est vraiment pitoyable que le corps de ce fou supporte une aussi laide figure !

[On frapfe).

Volpone.

Qui est là? Gouchons-nous! Allez-vous-en ! Nano, regarde qui ce peut être.

[Sortent Androgyno et Castrone).

Donne-moi d'abord mon bonnet de nuit. Maintenant, va !

[Sort Nano).

Cupidon, fais que ce soit Mosca avec de bonnes nouvelles !

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