‹ Les Contemporains de ShakespeareChapitre 39 sur 250 · ACTE m, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE VI

VOLPONE.

Me crois-tu malade, gla:é, impotent, pour parler ainsi? ^i-je la hernie de Nestor? Je dégénère et je fais honte à ion pays en jouant aussi longtemps avec l'opportunité, 'aurais dû tout d'abord accomplir l'acte et parier après l iens ou je te prends de force!

Celia.

0 DieH juste !

VOLPONE.

C'est en vain...!

'{Entre BON AKIO).

/ BONARIO.

Arrête, ravisseur insensé, pourceau libidineux ' Laisse arti? cette femme, ou tu es mort, imposteur! S. je ne edoutais de priver la justice du soin de te punir, je sacrierais immédiatement à la vengeance sur cet autel et deantcet or ton idole. Madame quittez cette place, c'est un ieu d'infamie. Ne craignez rien, je suis là et cet homme ura bientôt sa juste récompense.

[Sorteni Bonario et CéUa).

VoLPONE.

0 toit, écroule-toi et m'ensevelis sous tes fuines! Deiens mon tombeau, toi qui étais mon abri ! Je suis démasué, perdu de réputation, fini, réduit à la mendicité, conamné à l'infamie.. !

[Entre MOSCA blessé et saigmnt).

MOSCA

Où courir, moi le plus infâme des hommes, pour faire auter ma malheureuse cervelle ?

VOLPONE.

Quoi? Tu saignes?

Pourquoi son épée bien dirigée n'a-t-elle pas été assez ourtoise pour me fendre jusqu'au nombril, au lieu de me lisser vivre pour voir ma vie, mes espérances, mon esprit, ion maître, tout cela si malheureusement compromis ar ma faute!

VoLPONE.

Malheur à toi!

MoSCA.

Et à ma folie !

VoLPONE.

Tu as fait de moi un misérable.

MoscA.

Et de moi-même aussi. Qui aurait jamais pu croire qu'il coûtait ! *

VOLPONE.

Qu'allons-nous devenir ?

MOSCA

Je me le demande ! Si mon cœur pouvait expier mi infortune, je l'arracherais de ma poitrine. Voulez-vous b suspendre à une potence ou me couper la gorge? Je i vous en Voudrai pas, monsieur ! Mourons comme des R mains, puisque nous avons vécu comme des Grecs I {On frappe).

VoLPONE.

Ecoute I Qui est là? J'entends des pas! Ce sont des of ciers, le Saffi qui viennent nous arrêter ! Je sens déjà flétrissure d'un fer chaud me siffler sur le front! M oreilles ne tiennent plus à ma tête.

Couchez-vous, monsieur. Laplace peut être encore bonr {Volpone se recouche). Les coupables redoutent ce qu'i méritent.

(Entre CORBACCIO).

Signor Corhaccio!

CORBACCIO.

Eh bien, Mosca?

MoSCA.

Nous sommes perdus, monsieur! Votre fils, je ne sa pas par suite de quelle circonstance, a appris vos proJ€ relativement à mon maître. A propos de votre testame devant l'instituer votre héritier, il est entré violemme dans la maison, tenant à la main une épée qui vous étî destinée, vous a appelé coquin, père dénaturé, tout en j rant qu'il vous tuerait!

CORBACCIO.

Moil

MoscA.

Vous et mon maître!

CORBACCIO.

C'est une action qui, en effet, le déshéritera ! Voici

Mosca.

testament.

Bien, monsieur.

CORBACCIO.

Il n'y manque rien. A vous maintenant d'être aussi bie: veillant pour moi.

[Entre VOLTORE qui demeure au fond).

MoscA.

Je ne tiens pas plus à la vie que je ne ressens le dés de vous satisfaire. Je vous appartiens complètement.

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