ACTE IV, SCENE II
Troisièue Juge.
Parlez librement.
VOLTORE. .»iïA.
Très honorés Pères, il me va falloir raconter à vos oreilles étrangement abusées, le plus prodigieux, le plus -audar cieux exemple d'impudence et de traîtrise que janiais la nature vicieuse ait enfanté à la honte de l'Etat de Venise. Celte femme impudique, qui met à son service des regard ou des pleuis artificiels pour ajouter à l'effet du masr qu'elle porti sur le visage, est depuis longtemps;con pour entretenir un commerce adultérin avec «Je débauché. J* ne dis pas soupçonnée, je dis conmif qu'ils ont ^é surpris en un flagrant délit guie. ' facile à émouvoir a pardonné! Sa bonté inM l'amène ici] lui le plus malheureux, le plus inn' hommes doit jamais celte même bonté ait fait dt» Cependant l\s autres, re sachant récompenser ■ site que parleur honte, oubliant toute reconnr mirent à ha» le bienfait, cédant à la seule facer la ménoire de leur crime. Je supplie « ternités d'observer la malice, la rage de • dont on a mi à jour les abominations et le cu empruntent i leurs fautes! Nous y revient l'heure. Ce gentilhomme, le père, apprenant ç< coup d'autrealeur conduite abominable, chaç pétée à ses teidres oreilles, souffrant par-des l'obligation derenier un fils dont les méfaits s'a lent comme la flots de la mer, a dû enfin prendre le de le déshérite\...
Premier Juge.
Voilà d'étranjps révélations.
, Deuxième Juge. .".f'^
Jusqu'à préseit la réputation de ce jeune homme ahrait été bonne 1 \ !i ,
l VoLTORE.
Il est d'autant ^lus redoutable qu'il peut emprunter les dehors de la vertU Comme je viens de le dire, mes honorables messieurs,\e père ayant pris cette détermination, qui, j'ignore coiinent, fut dévoilée au fils, devait la mettre en pratiqueaujourd'hui. Le parricide, je ne puis le qualifier autremWt, pria sa maîtresse de se trouver dans la maison de Voiy)ne (l'homme. Vos Paternités l'ont deviné, désigné poit l'héritage), espérant y trouver son père. Dans quelles intentions l'y cherchait-il, messieurs? Je tremble de le dira Un fils nourrir contre un père, et quel père! un projetWssi abominable, aussi félon! Vouloir l'assassiner! Soi plan contrecarré par l'heureuse
absence de ce père, que fait le fils? II ne chasse pas ses méchante^ pensées, non! Il médite d'autres mauvaises actions. La méchanceté ne finissant jamais où elle a commencé, il prépare un crime horrible ! II arrache le vieux ,gentithomme de son lit de douleur où il languit depuis -p! Dis ans, de son lit d'innocence! li. le traîne à
l'abandonne! Il blesse le serviteur au visage ! iisuite, de complicité avec sa catin, — ici, je voudrais " -VoftJ Paternités notassent mes conclusiois dignes de i.i*qu©, — il n'a plus qu'une idée : empêche.' l'exécution ^dtonté paternelle, discréditer le choix irrêté par le 'eniilhomme, se racheter lui-même ei faisant en- "iltfamie à eel homme auquel il auraitdû sacrifier
Premier Juge.
«z des preuves?
Bo?«ARIO.
5rés Pères, je vous supplie hunblement de er foi à ce que dit la langue ce ce merce-
Deuxième Juge.
BoNARIO.
^st-dans le prix dont on la paie ' Troisième Juge.
r^ . .■- BoNARIO.
t'.six aou&i'de plus il plaidait contre on client I Premier Juge.
Vous TOUS oubliez 1
Non, non, graves juges, laissez-le Jler. Comment twitez-vous qu'il épargne son accusateur l'homme qui ne voulait pas épargner son père !
Premier Juge.
Produisez des preuves.
Celia.
"4é voudrais pouvoir oublier que je siis rivante!
"j Voltore.
Signor Corbaccio.
(CORBACGIO s'avance).
Quatrième Juge.
Qui est-ce?
Voltore.
Le père.
Deuxième Juge A-t-il prêté serment?