ACTE V, SCENE I 9a
MoscA, idem, « Huit en reiours... »
VOLTORE.
Il est soigneux.
Ne m'entends-tu pas?
{Entre CORVINO).
CORVINO.
L'heure est venue, Mosca.
VoLPONE, enir'ouvrant le rideau.
Maintenant ils se réunissent.
CoRVINO.
Que viennent faire ici l'avocat et Corbaccio?
CORBAGCIO.
Que viennent faire ici les deux autres? {Entre LADY POLITICK WOULD-BEj.
LaDY POLtTIGK.
Mosca ! Sa quenouille est finie ?
MosGA, idem.
« Huit coffres de linge... »
VoLPONE.
Ma jolie madame Would-Be, aussi 1
CoRVINO.
Mosca, donne-moi le testament, que je puisse le montrer à ces importuns et les renvoyer d'ici.
Mosca, idem, « Six coffres de serviettes, quatre de linge damassé ». {Il lui passe le testament par-dessus l'épaule). Corbaccio.
C'est le testament?
Mosca, idem.
« Descente de lit, traversins... »
Parfait I Continue I Maintenant ils commencent à trembler ! Ils ne s'y attendaient pas ! Regardez comme leurs yeux ont hâte de voir les noms, les legs, ce qui leur est attribué...
Mosca, idem.
« Dix paires de rideaux ».
VoLPONE.
Avec leurs embrasses, Mosca. Maintenant leurs espérances touchent à la fin.
VoLTORE.
Mosca hérite I
Corbaccio.
Qu'est-ce que cela veut dire?
VOLPOXE.
Mon avocat reste muet! Et notre marchand! Il semble apprendre qu'une tempête s'élève et que son bateau se perd. Il s'évanouit ! Milady va se trouver mal. Seul le vieux au regard vitreux ne traduit pas encore son désespoir I
CORBAC'.IO.
Ils semblent tous désespérés. Sûrement, j'hérite! {Il prend le testament).
CoRvreo.
Mosca!
MoscA, Hein.
e Deux cabinets... »
CoRvnço.
Cela est-il sérieux î
Moscv, idem.
c Un d'ébène... »
CORVCÎO.
Te moques-tu de moi ?
Mosca, idem.
« L'autre incrusté de perles >. Vous me voyez très occupé. Une vraie fortune qui m'échoit. ♦ Item une salière en agate >. Je ne m'y attendais pas!
Lady Poliuck.
Entendez-Tous, monsieur?
MoscA, idem.
< Une boîte à parfums... > Je vous demande pardon, je suis très pris... f En onyx i.
Ladt Politick.
Hein!
MoscA.
Demain ou après-demain, je me tiendrai à tos dispositions SI vous désirez me parler.
CORVINO.
Voilà comment finissent mes espérances !
Lady PoLnicK.
Je veux qne l'on me réponde sur un autre ton! MoscA.
Madame, un autre jour. Je vous en prie, quittez ma maison. Xe me jetez pas des regards furieux. Souvenez-vous de ce que Votre Seigneurie m'a ofiert pour que je lui assure cet héritage. Allez et pensez-y. Rappelez-vous le jour où vous me disiez ce que font les grandes dames pour garder leur rang et où vous me demandiez pourquoi vous n'en feriez pas autant, -\s5ez ! Rentrez chez vous et usezen mieux avec le pauvre chevalier Pol, de peur que je lui