ACTE V, SCÈNE II
Peregrine.
Marchez !
Deuxième Marchand.
Voyons ses jambes.
{Ils déplacent la carapace et découvrent Sir Politkk). Troisième Marchand. ^ Il a des jarretières!
Premier Marchand.
Et des gants 1
Deuxième Marchand.
C'est là votre redoutable tortue?
Peregrine, enlevant son déguisement.
Maintenant, sir Pol, nous sommes quittes, et me voilà à votre disposition, si vous avez un nouveau >)rojet. Je regrette les funérailles de vos notes, monsieur. " Premier Marchand.
C'eût été un joli spectacle dans Fleet-Street
Deuxième Marchand.
Oui, au moment de la session des tribunaux !
Premier Marchand.
Ou à la foire de Smithfield !
Troisième Marchand.
Il semble triste.
Peregrine.
Portez-vous bien, tortue politique !
[Sortoit Peregrine et les Marchands).
{Rentre UNE FEMME DE CHAMBRE).
Sir Politick.
Où est ma femme? Sait-elle ce qui vient de se passer?
La Femme de Chambre.
Je l'ignore, monsieur.
Sir Politick.
Informez-vous-en. Oh! je vais être la fable de toutes les fêtes! le sujet de toutes les gazettes! Je vais servir d'histoire aux mousses! Et, chose pire encore, on ne parlera que de moi aux tables d'hôte !
La Femme de Chambre.
Ma maîtresse est très triste, monsieur, elle dit qu'elle veut prendre la mer pour se guérir.
Sir Politick.
Et moi, fuir à jamais cet endroit, ce climat, rampant avec ma maison sur le dos et abritant ma pauvre tête sous mon écaille politique !
104 VOLPONE OU LE RENARD f