‹ Les Contemporains de ShakespeareChapitre 76 sur 250 · ACTE V, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE VIII

jamais tu son visage. {Bas à Volpone). Impossible maintenant d'arranger les choses à si bon compte. Volpone.

Non?

Premier Juge.

Que dites-Tous ?

Voltore.

C'est cet huissier qui m'a affirmé que Volpone vivait encore.

En effet, graves Pères, et je maintiens qu'il yit par ma propre existence! Je maintiens aussi {Désignant Mosca). que cette créature me l'a dit. {A part). A ma naissance, toutes les heureuses étoiles conspiraient contre moi!

MOSGA.

Graves Pères, si l'on tolère une pareille insolence, je saurai me taire. J'espère pourtant que vous cédiez à une autre pensée en m'envoyant chercher.

Deuxième Juge, désignant Volpone.

Emmenez-le.

Volpone.

Mosca !

Troisième Juge.

Qu'on le fouette !

Volpone.

Me trahiras-tu à ce point?

Troisième Juge.

Ça lui apprendra à se mieux conduire enrers une personne de son rang!

Quatrième Juge.

Qu'on l'emmène !

[Les Officiers s'emparent de Volpone).

MoSGA.

Je remercie humblement vos Paternités.

Volpone.

Doucement! doucement! (A part). Recevoir le fouet et perdre ce que j'ai! Si j'avoue il ne m'arrivera pas plus de mal!

Quatrième Juge, à Mosca.

Etes-vous marié ?

Volpone, à part.

Les voilà tous contre moi à cette heure ! Il faut se décider. Le renard se démasquera !

{Il enlève son déguisement).

Mosca.

Patron !

VOLPONE.

Je les entraînerai dans ma ruine et j'empêcherai ce mariage! Ma substance ne demeurera pas plus longtemps la vôtre et je ne vous aiderai pas à vous faufiler dans une famille !

\ MOSCA

Patron !

VoLPONE.

Je suis Volpone ! [Désignant Mosoa). Et voici mon esclave! {Montrant Voltore . Celui-là ost son propre valet. {Montrant Corôaccio). Celui-là la dupe de son avarice. {Montrant Corvino). Cet autre un mar: complaisaut et chimérique! Révérends Pères, huissier, à nous tous tant que nous sommes ici, il ne reste que l'espoir d'entendre votre sentence. Rendez-la sans plus tarder .Vous voyez que je m'exprime brièvement.

CORVINO.

S'il plaît à Vos Paternités!...

L'Huissier.

Silence !

Premier Juge.

Le nœud se dénoue par miracle !

La clarté se fait.

Troisième Juge.

On ne saurait mieux prouver l'innocence de ces prévenus.

Premier Juge.

Qu'on les remette en liberté.

BONARIO.

Le Ciel ne pouvait pas laisser plus longtemps cachées de pareilles infamies!

Deuxième Juge.

S'il faut employer de semblables moyens pour dtvenir riche, je souhaite de demeurer pauvre!

Troisième Juge.

Acquérir des bénéfices de la façon, autant vaut la torture !

' Premier Avocat.

Posséder par de tels procédés la richesse, c'est se mettre dans la situation des malades qui prétendent avoir la fièvre quand c'est la fièvre qui les a! Premier Juge.

Dépouillez ce parasite !

CORVINO et MoscA.

Nos très honorés Pères...

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