‹ Les Contemporains de ShakespeareChapitre 81 sur 250 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

Premier Juif.

S'ils venaient pour s'entendre, ils n'affecteraient pas des dehors aussi provocateurs.

Deuxième Juif.

Je crains que leur venue nous réserve quelque chose.

Bakabas.

Vous perdez la tête ! Vous jugez mal leurs démonstrations! Quel besoin de s'entendre peuvent avoir des gens unis ? Les Turcs et les Maltais ne sont-ils pas alliés ? Il y a autre chose là-dessous.

Pkemier Juif.

Enfin, Barabas, ils viennent pour la paix ou la guerre !

Barabas.

Peut-être simplement pour tâter s'ils pourraient atteindre Venise par l'Adriatique, ce qu'ils ont essayé maintes fois.

Troisième Juif.

Voilà parler sagement.

Deuxième Juif.

En attendant tous les Juifs sont convoqués au Sénat.

Barabas.

Hum! Tous les Juifs?

Prewer Juif.

Sur ce, partons.

Adieu, Barabas.

Barabas.

Adieu, Zaareth; adieu, Temainte.

{Les Juifs sortent).

Maintenant, Barabas, à toi d'approfondir la question. Fais appel à tes sens et réunis tes esprits. Ces hommes simples n'y voient pas clair. Depuis longtemps Malte paie tribut au Turc. Il se pourrait que ce dernier eût laissé s'amasser une somme que toutes les richesses de l'Ile ne suffiraient pas à acquitter, et que, fort de cet avantage, il songe à s'emparer de la ville. En tout cas, je vais prendra mes précautions et mettre prudemment à l'abri ce que je possède. Ego mihimet sum sentper proximus. Après cela ils pourront entrer et prendre la ville.

{Il sort).

Deuxième Juif.

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