‹ Les contemporains [microforme]Chapitre 13 sur 26 · P.-F.-E. PETIT · texte numérisé non relu

P.-F.-E. PETIT

St-Jérôme est à coup sûr l’une des cités dont la prospérité a été, à la fois, la plus constante et la mieux assise, Elle a dû beaucoup à la nature, mais sans l'esprit d'initiative et de progrès de certains de ses citoyens, elle serait restée à l’état de diamant sans lapidaire,

Plusieurs de ces hommes appartiennent déjà au domaine de l’histoire de la région et même du pays.

Paï ‘ni ceux qui sont en pleine vie et que chaque jour voit à l’œuvre, s'en trouve un que nous nous empressons de placer dans cette galerie à côté de tant de compatriotes qui ont mérité de leur pays.

Le notaire P.-F..E. Petit n’est pas né à St-Jérôme, mais en peu d'années il en est devenu l’un des plus actifs éléments.

C'est à St-Damase qu'il vit le jour le 8 juin 1861. Il fit ses premières études à Ste-Marie-de-Monnoir et son cours de philosophie à St-Hyacinthe, Dès 1882, il fut admis à l’étude du notariat et fit sa cléricature dans l'étude de Mtre J.-M. Lefebvre, de Knowliton, Brome.

En 1883, on le jugea digne d'être député-protonotaire à Sweetsburg, ce qui ne l’empêcha pas d'être admis à la pratique de sa profession durant cette période. (En mai 1886.)

Cédant à l'appel de l’apôtre du Nord, le regretté curé Labelle, le notaire Petit alla s'établir à St- Jérême en janvier 1888. Il ne fut pas lent à s'assurer une clientèle qui est devenue une des plus considérables, non-seulement de cette région, mais même de toute la partie du pays qui englobe les quatre comtés limitrophes.

En 1892, il épousa Dame Valérie Migué, veuve de Tréflé Côté.

De 1892 à 1895, il siégea au conseil municipal. A cette époque, St-Jérôme prenait son élan définitif. Le notaire Petit mit sa proverbiale énergie à diriger cet élan, à en faire résulter ce qui, d’après lui, seraient es assises de la capitale du nord.

C'est à lui que St-Jérôme dut vne très heureuse consolidation de sa dette. Puis il fit accepter une charte ‘érection en cité dont on peut apprécier la sage et habile rédaction par le fait qu’elle n’a jamais été altérée.

Notre ami, on le sait, est un libéral de la vraie catégorie. Il l’est depuis son début dans la vie. Jusqu'en 1895, on l’avait vu accorder à son parti l’aide la plus généreuse, la plus énergique. A cette époque»

Page 1