‹ Les contemporains [microforme]Chapitre 4 sur 26 · CRE ÉD ARLON · texte numérisé non relu

CRE ÉD ARLON

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devait présenter à l'Académie de Médecine de Paris en vue de sa candidature dans la section de chirur-

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Nous citons ces faits parce que dans leur brièveté: ils constituent le plus bel éloge du Dr Marsil comme savant.

Mais il n’était pas moins populaire parmi ses malades qu’estimé de ses confrères. (C'est à Saint-Eustache qu'il faut aller pour apprendre d'eux tout ceque ce grand cœur contenait de dévouement, de charité et de tendresse,

Mais nou: avons hâte de parler du Dr Marsilcommehomme politique. .

Iles! peu de régions dans la provinte où les luttes. politiques aient été aussi continuellement ardentes, où les opinions sont aussi prononcées et les partis plus nettement divisés que les comtés de Terrebonne et des Deux-Montagnes. Les idées libérales y ont rencontré une opposition opiniâtre; mais elles y ont été soutenues avec une vigueur non moins grande puisqu'elle a fini par être couronnée de succès.

Le Dr Ma sil fut, avec l’honorable Wilfrid Prévost, l'âme de l'orzanisation qui a soutenu cette lutte de quarante années. Aunis intimes, ayant les mêmes idées, ces deux hommes se complétaient l’un l’autre, Ils ont été surnommés les deux lions du Nord et ils méritèrent bien ce nom. S'ils ne purent rompre les filets des préjugés politiques, ils firent retentir la province entière de leur voix puissante.

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Le Dr Marsil paya de sa bourse et de sa personne dans ces luttes politiques avec une générosité peu commune, Deux fois en 1878 et en 1887 il fut le porte-drapeau du parti dans les Deux-Montagnes. Battu, mais non dompté, il ne lui vint jamais à l'esprit d'acheter le succès par des concessions et des -compromissions qui sont pourtant si communes dans notre politique. Il s'inspirait aux sources pures ue la‘ démocratie et il ne fallait pas lui demander le sacrifice d’un principe.

Mercier, qui pourtant flirtait à ce moment avec -des castors de toutes couleurs, ne put s'empêcher de reconnaître le mérite et la constance des vieux lutteurs du nord, Il appela Marsil et Prévost au Conseil Législatif. Ils se placèrent aussitôt à la tête de la phalange libérale dans cette chambre. C'était un beau spectacle de voir ces deux vieillards défendre les idées et les aspirations populaires avec tout l’enthousiasme et la passion d'un autre âge, dans une Chambre irresponsable.

Lorsque le parti libéral revint au pouvoir avec M. Marchand, il lui restait un devoir à remplir; c'était d'offrir la présidence du Conseil Législatif à l’honoable Wilfrid Prévost qui l'aurait probablement cédée immédiatement à son ami le Dr Marsil. Sous prétexte d'économie on leur refusa cet honneur — et -cependant on paie des commis de deuxième classe

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sil ressentirent vivement cette injustice et ils #urent les sympathies de la masse du parti libéral qui n'aime pas que l’on se montre ingrat envers ceux qui le soutinrent dans la mauvaise fortune,

Les circonstances ont empéché le Dr Marsil d'at- É teindre dans la poiitique la position éminente qu'il aurait pu remplir. Son souvenir restera surtout dans le peuple comme le defenseur zélé de la mémoire de Chénier et des patriotes de 1837. Vivant au milieu des ruines faites par Colhorne, conversant chaque jour avec les combattants de Saint- Eustache et leurs

4 parets, il s'était imprégné du sentiment de sublime dévouement qui porta tant de nobles âmes à se sacri-. fier pour la patrie. Le culte de ces héros occupait Gans son cœur une place supérieure à tout sentiment politique,

Le rêve de sa vie fut de réhabiliter la mémoire de Chénier, d'obtenir pour ses cendres,, conservées pré--

cieusement dans le marbre, une place dans la terre bénie, sous le monument érigé à la mémoire des autres martyrs de la patrie. Catholiaue convaincu, le Dr Marsil désirait pardessus tout cet honneur pour les restes de son héro de prédilection et il s'ingéniait à trouver des raisons pour convaincre les autorités

religieuses, Sa persévérance dans cette tâche était digne du succès qui couronna les efforts d’un Lally- Tallendal, F1 ti Aussi le peupie qui connaissait le patriotisme dé-

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bordant du Dr Marsil, aimait-il à l'entendre en toute circonstance, Dars les luttes politiques, il avait l'éloquence qui plaît aux partisans et soulève l'enthou.. siasme ; dans les rêtes nationales, il incarnait les aspirations de notre peuple, Sa voix sonore, son langage correct et passionné en faisaient un orateur audessus de l'ordinaire,

C'était aussi un écrivain distingué, un polémiste vigoureux, : Son âme de poete s'enthousiasmait pour tout ce qui est beau dans la littérature, dans les arts, dans la musique surcout, qu'il interprétait avec un talent remarquable,

Ceux qui l'ont connu dans l'intimité, ne cesseront de parler de sa large hospitalité, du plaisir que l'on trouvait dans sa conversation, de l'intérêt qu'il portait à toutes les bonnes œuvres, à la jeunesse surtout.

Lorsqu'il eût rendu le dernier soupir, un ami télégraphiait à Montréal : ‘“ L'honorable Dr Marsil est mort en brave, en chrétien et en patriote,” C'est ainsi qu'il a vécu,

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Je ne sais pourquoi en ce pays, comme aux Etats- Unis et en France du reste, une certaine partie de la population se plaît à déprécier les hommes qui servent le public dans les administrations municipales. En Angleterre, les hommes les plus éminents dans la politique et dans les lettres — des chefs de parti comme lord Roséb:rry, — ne dédaignent pas d'entrer en lutte pour obtenir un siège dans un conseil de comté ou de ville, et c'est surtout sur les corps municipaux que le peuple compte pour obtenir les mesures pratiques nécessaires à l’arhélioration de son sort,

Et rien n'est plus rationnel. L'administration municipale, par sa nature, intervient, pour le bien ou pour le mal, dans presque tous les actes de la vie populaire. Les parlements adoptent les lois, mais le plus souvent ces lois resteraient lettre morte si les autorités locales n'intervenaient pour les faire observer. Les pouvoirs que les municipalités exercent directement sont du reste énormes et intéressent au plus haut point la propriété et la moraie publique.

Comment ce fait-il donc que le peuple, au lieu d’honorer publiquement les hommes dévoués qui consentent à remplir sans rénumération des fonctions qui comportent une si grande responsabilité, cherche le plus souvent à mettre leurs motifs en doute, à jeter du discrédit sur leur conduite, alors même qu’on ne peut produire l’ombre d'une accusation serieuse ? Ce ne serait pas à l'honneur de notre démocratie que de rechercher les causes de cette étrange ingratitude.

Qu'il suffise de dire pour le moment, que ceux qui sont ainsi calomniés sans raison, sont généralement vengés par l'élément sain et intelligent de la population.

L'un des maires les plus éminents de Montréal, sir John Abbott, en parlant de cette manie de déprécier le conseil de ville, disait un jour:

# A l’époque des élections, les candidats reçoivent l'appui de leuys amis respectifs dans les journaux — ce sont généralement des hommes d’affaires, occupant une position de fortune convenable et jouissant d'une excellente réputation par leur intégrité et leurs habitudes commerciales, et jusqu'au moment de leur élection ils jouissent généralement de l'estime et de l'approbation des citovens. Mais aussitôt élus, ils sont exposés sans discernement aux insultes et au mépris public. Et de tous les articles destinés à attirer l’attention, les plus attrayants sont ceux qui attribuent au conseil en général les défauts réunis

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de la stupidité et de la malhonnêteté, La consolation, cependant, c'est qu'aussitôt que son mandat expire, l’échevin redevient le citoyen respectable et intelligent qu’il était avant son élection, mais qu'il avait cessé d’être durant son terme d'office, d’après le dicton fashionable.”

Il est une autre consolation aue les échevins actifs et intelligents peuvent aussi généralement se payer quand ils le veulent — celle d’écraser leurs détracteurs à chaque élection.

Ces remarques générales, peut-être un peu longues, ne manquent pas d'opportunité au commencement de cette notice sur l’un des hommes qui ont le plus puissamment contribué à lancer la banlieue de Montréal dans la voie du progrès,

En effet, M. Ducharme a eu à essuyer sa part de critique durant les vingt années bientôt sonnées qu'il a consacrées au service du public. Cette critique, il faut le dire, venait le plus souvent du dehors, de la part de geris dont l'intérêt dans les affaires qu’ils auraient voulu conduire n’était pas bien apparent, Mais, qu’elle vint de près ou de loin, la critique, la calomnie même, n’ont pu empêcher M. Ducharme de faire son chemin dans la faveur populaire, d'imposer ses idées d'amélioration et de développement. Disons aussi, que rares sont les hommes qui ont «onné aussi peu d'attention aux attaques injustes

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ou aux applaudissements qui lui sont venus sans sollicitation.

La force inhérente de M. Ducharme procède de deux qualités caractéristiques qu’il possède à un haut degré — une patience imperturbable etune confiance calme, absolue dans ses idées. Il s'élève audessus des préjugés populaires, no” parce qu'il méprise l'opinion publique; mais parce qu'il connaît l’injustice et la fragilité de ces préjugés. Il attend tranquillement son heure, sachant que le moment viendra où tous lui donneront raison et seront contents de concourir à l’occomplissement de ses projets.

Ceux qui le connaissent intimement, qui l'ont observé à l'œuvre, qui ont pesé les paroles de cet homme réservé et sans prétentions, sont le mieux en état d'apprécier son habileté et de savoir que sous cette contenance un peu énigmatique réside une force intellectuelle, puissante et bien disciplinée, qui se manifeste dans tous ses actes de la vie publique ou privée, |

L'occasion a manqué à M. Ducharme de déployer ces qualités sur un de ces théatres vers lesquels l’attention populaire est toujours tournée ; mais on peut être certain qu'il est de ceux qui savent toujours s'élever à la hauteur de la position qui leur est confiée. Un prophète ne mettrait pas en péril sa réputation s’il affirmait qu'avant longtemps le sujet de cette notice aura l'occasion de servir son pays sur une scène plus vaste.

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Car M. Ducharme ne possède pas seulement l'énergie, l'habileté ; il a aussi les qualités requises pour se créer une popularité durable. Il n’y a pas d'homme plus facile à approcher. Il reçoit tout le monde avec une affabilité de bon aloi et il sait écouter avec la bienveillance la plus encourageante. Parce qu'il est dyspeptique on a pu le croire froid et morose ; il n’est que calme, maître de lui-même, toujours attentif — sachant aussi bien écouter que répondre promptetnent. Il n'est pas de ceux qui jettent au panier les requêtes qu'on lui adresse, Il examine tout avec soin et fait tout en son pouvoir pour rendre service, On trouvera toujours chez lui ces qualités du cœur et de l'esprit qu'on ne saurait trop louer chez un homme public — familiarité réservée, égalité d'humeur, application constante aux, affaires, jugement sûr, rapidité de perception, répugnance instinctive pour l'excitation et les agitations sans but, ardeur et énergie dans la lutte,

Ce portrait est celui d'un homme remarquable, et nous ne l’eussions pas tracé s’il n’était déjà justifié amplement par l’œuvre et les succès de M. Ducharme. |

Guillaume-Narcisse Ducharme est né à Chateauguay, le 3 janvier 1851. î

À l’âge de 14 ans, il commençait la vie comme commis-marchand, état dans lequel il resta jusq'uà 1881, époque à laquelle il se lança dans le commerce

de nouveautés pour son propre compte. Mais il abandonna bientôt les affaires pour se consacrer entièrement au service des contribuables de Sainte- Cunégonde, Nommé successivement secrétaire-trésorier du bureau des commissaires d'écoles, maître de poste et secrétaire-trésorier de la ville, il devint en quelque sorte la cheville ouvrière de la municipalité,

Sainte-Cunégonde était en 1881, un village dont la population n'atteignait pas cinq mille âmes. Comme toutes les autres municipalités entourant Montréal à cette époque, elle était singulièrement arrièrée, Les autorités locales n'ayant pas eu l'énergie et le courage d'entreprendre les travaux nécessaires pour donner le comfort aux habitants, les affaires languissaient dans l’attente d’un avenir incertain. La population ouvrière de Montréal, ne trouvant pas au dehors les commodités auxquelles elle était habituée restait dans les vieux quartiérs, resserrée, manquant d'air et d'espace.

Il y avait donc une œuvre de la plus haute importance pour la banlieue et pour la métropole à entreprendre. Il s'agissait de donner l'exemple et l'élan dans la direction des grandes améliorations publiques.

La tâche était plus difficile qu’on ne le pense, On connaît la force des préjugés, l'attachement excessif à la routine, l'opposition proverbiale des contribua-

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persévérance et de Ja diplomatie pour faire comprendre à la majorité que le secret de l'avenir et de la prospérité, c'était de dépenser généreusement pour doter Ste-Cunégonde de toutes les améliorations et de tous les moyens de communication qu'on puisse désirer dans une gtande ville. Mais, aidé par des hommes entreprenants et prévoyants comme lui, il finit par triompher de tous les obstacles,

D'abord, des moyens furent pris pour assurer à la ville un approvisionnement d’eau abondant et à bon marché, Les rues furent pavées en asphalte et toute la ville fut mise dans un état de propreté qui ferait honneur aux centres les plus riches et les mieux policés. Le service de la police et pour la protection contre les incendies a aussi été considérablement amélioré, Enfin, à la suite de l’organisation de la “ Standard Light and Power Company,” dont M.

Ducharme fut vice-président, et de la ‘“Citizens Light and Power Company,” dont il était directeur, Ste-Cunégonde se trouvait en état de forcer la Compagnie des chars urbains de-lui donner un service moderne aussi bien que d’obliger les compagnies pour l'éclairage à tenir compte de la concurrence.

Les bienfaits que la population de Ste-Cunégonde a retiré de cette politique de progrès ne sont pas dif- La population de la viile a plus » que doublé et la valeur de la propriété a augmenté en proportion.

De plus, l'exemple donné a produit

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ses fruits dans la ,ville voisine de Saint-Henri, et dans toute la banlieue de Montréal.

Mais il en est des améliorations civiques comme de toutes les choses qui ont de la valeur, (Ça coûte de l'argent. Quelques propriétaires s'alarmèrent ; l'esprit de faction, la jalousie vinrent se mettre de la partie. On voulut soulever la population au moyen des plus extravagantes accusations, des prophéties les plus sombres.

Cette agitation fournit à M. Ducharme l’occasion de démontrer l’étoffe dont il est fait, Fidèle à ses amis, partisan sans peur des idées qu'il avait préconisées, il né chercha pas à se retrancher derrière ses immunités de fonctionnaire irresponsable ; is, bien au contraire, lors des élections municipal 1891, il n'hésita pas à démissionner comme secrétairetrésorier, pour se jeter ouvertement dans la lutte. La majorité des électeurs approuvèrent ce qui avait été fait, et M. Ducharme fuit prié de reprendre sa charge avec honneur.

En 1893, pour des raisons personnelles, M. Du-

charme donna de nouveau s4 démission comme secrétaire-trésorier. Les électeurs, ne voulant pas être entièrement privés de ses services, se hâtèrent de le choisir pour les représenter au conseil de ville. Il se retira en 1896; mais, aux élections dernières, il consentit à se laisser porter candidat dans un des quartiers de la ville, Certaines personnes intéressées

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mirent tout en œuvre pour l'empêcher d'être élu. Néanmoins, il sortit de la lutte vainqueur par une grande majorité. Quelques jours plus tard, ses confrères du conseil l’élisaient maire de la ville de Ste- Cunégonde,

C'était dignement reconnaître les services qu'il avait rendus depuis des années et donner un couronnement logique à sa carrière civique,

Mais, nous le répétons, à son âge et avec ses aptitudes, M. Ducharme ne saurait songer à prendre sa retraite. Plus d'une fois le parti conservateur, qui sait l'apprécier pour l'avoir vu à l'œuvre, a songé à lui pour les honneurs de la députation. Lorsque l'honorable A. Desjardins fut nommé sénateur, en 1392, un grand nombre d’électeurs le prièrent de se porter candidat pour le siège qui devenait ainsi vacant à la chambre des communes; mais, M. Ducharme, qui n'est pas un homme pressé, préféra s'effacer devant d’autres ambitions. Aux dernières élections, les conservateurs de Chambly le prièrent aussi d'être candidat, en lui affirmant que son élection était assurée ; mais il dut encore refuser à cause d'un deuil récent dans sa famille. Mais un jour il faudra qu’il consente, et ce jour-là son parti sera certain d’avoir trouvé un champion redoutable, et le comté qui le choisira n'aura pas eu de représentant plus décidé et plus capable de se rendre utile à ses électeurs. |

Dans le champ des affaires civiques, M. Ducharme a aussi des services à rendre encore. I! est un des chauds partisans du projet pour anrexer à la ville de Montréal toutes les municipalités environnantes — projet qui mettrait la métropole du Canada au rang des premières villes du continent, et qui assurerait aux différentes municipalités des avantages très impottants. Depuis qu'il est dans la vie publique, il a constamment travaillé à préparer les voies pour la réalisation de ce projet et il est plus que jamais en état d'aider, Grâce à la politique de progrès dont il a été le champion, Sainte-Cunégonde, du moins, pourra entrer dans Montréal sur un pied d'égalité avec les plus anciens quartiers de la ville quant aux améliorations.

Ayant peint le serviteur public, il nous reste peu de chose à dire de M. Ducharme dans la vie privée. Ii est partout le même: esprit large, homme d'ordre, cœur généreux, désirant marcher de l'avant et se rendre utile à autrui. En économisant et en appliquant à l'administration de ses affaires personnelles les procédés ou’il préconise dans la vie publique, il a réussi à amasser une jolie fortune qu’il ne laisse pas dormir. Nous avons incidemment mentionné la part qu’il a prise dans la création de la Standard Light and Power Co., et de ‘a Citizens’ Light and Power Co. Il est aussi un des directeurs les plus actifs de la Banque Jacques-Cartier, dont il dirigea la succur-

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charme sale à Sainte-Cunégonde pendant plusieurs années ; L un des D et il possède des intérêts considérables dans la Com- | ville de 4 pagnie des Montreal Stock Vards, dans la Compa- | intes — gnie des Abattoirs, et dans plusieurs autres corpoau rang tions commerciales. Il ouvre largement sa bourse ssurerait pour encourager toutes les entreprises méritoires et très im- surtout lorsqu'il s’agit d'aider la jeunesse.

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