‹ Les contemporains (volume 2)Chapitre 12 sur 15 · AMÉDÉE BOUCHARD · texte numérisé non relu

AMÉDÉE BOUCHARD

les vieilles institutions sont un peu comme les vieilles personnes, ça n'a pas l'énergie des jeunes.

M. Bouchard et quelques autres non moins énergiques, l'avaient bien compris et c'est de cette pensée que surgit le projet du Cerele des Notaires de Montréal." L'exécution suivit de près, et le 17 février 1897, avait lieu le premier banquet. Ce fut tout un événement dont le secrétaire, M. Bouchard, a conservé le récit dans une très élégante plaquette. De ce banquet date une vraie restauration, et d'ici à deux ou trois ans — c'est l'opinion des connaisseurs — le notariat aura conquis sa Magna Charta et établi ses immunités.

Il en coûte à certains notaires vieux-jeu de se laisser déranger ; d'aucuns ont été même assez près de crier au sacrilège. Mais les réformateurs ne semblent pas faciles à l'attendrissement. Assez longtemps ils ont donné toute la latitude à l'ancienne école ; celleci n'a rien amélioré, presque rien sauvé. Un peu plus et les baillis avaient le pas sur les notaires dans l'échelle de préséance.

Que la Chambre de Notaires continue d'exister,

qu'elle soit une manière de Chambre haute, si cela

lui va ; les cercles, eux, constitueront la Chambre

basse, la vie, l'action, l'aggressivité. Ceux qui ont

lu les discours prononcés au dernier banquet, savent

que le mouvement est parfaitement défini, sérieux,

logique, irréductible et qu'il est mené non seulement E

par des notaires jeunes d'âge, mais aussi par quelques doyens qui donnent un entraînant exemple d'activité et d'enthousiasme.

Après ce premier succès, M. Bouchard et ses amis ont poussé plus loin.

Il ont soumis un projet de réforme du tarif pour mettre fin à ce trafic si peu professionnel que se permettent certains notaires.

A Laval, où le tiers des étudiants en droit se destinent au notariat, il n'y avait pas de chaire occupée par un notaire. M. Bouchard engagea et mena vivement une campagne dans cette direction ; il réussit par un vrai coup d'audace. Cette chaiie ne lui a pas été donnée, mais on nous approuvera de dire qu'il en a été le vrai créateur.

Tous les notaires ont déploré qu'il n'y eut pas au greffe des tutelles une chambre convenable, où les notaires puissent amener leurs clients et régler des affaires qui sont presque toujours d'ordre intime, des affaires de famille que l'on n'aime pas à étaler devant le public. Nous croyons bavoir que l'on fera bientôt droit à cette question qui a plus d'importance qu'on le croit de prime abord.

M. Bouchard veut aussi que les notaires fassent gratuitement certaines recherches aux bureaux d'enregistrement dans l'intérêt de leurs clients, tout comme cela est accordé aux avocats dans les greffes des cours.

aMÉDÉE BOUCHARD

Il demande encore qu'il y ait uniformité de tarif dans les bureaux d'enregistrement. Dans les campagnes ce tarif diffère de comté à comté ; il en est souvent de même dans les villes.

On admettra avec nous que s'il existe des hommes qui sont tout naturellement appelés à remplir les fonctions de régistrateurs, ce sont assurément les notaires. Leurs études, leur expérience les y désignent, comme celles des avocats à la magistrature. Et, pourtant, que voit-on ? Les gouvernements s'ingénient à découvrir les titulaires partout ailleurs que dans la catégorie des ayant-droit. Les choix parmi les notaires forment l'exception. Cette anomalie est doublée d'une injustice. En effet, on enlève aux notaires une des rares formes de patronage supérieur qui soient à leur portée comme hommes de loi. Ils ne peuvent être juges ; on ne songe pas à eux lors des codifications ; ils ne sont pas appelés à aire partie des personnels des palais de justice. Et l'on ne semble avoir créé les protonotariats que pour les narguer.

M. Bouchard est un de ceux qui protestent le plus contre cet ostracisme.

Enfin, notre ami voudrait que ceux qui président aux examens des aspirants à la pratique fussent choisis selon le mode suivi par les avocats. Aujourd'hui, ce sont les quarante membres de la Chambre des Notaires qui remplissent ces fonctions. Ils sont

éparpillés sur un territoire de deux cents lieues, se déplacent difficilement et au coût de $2,000 à $3.000. Avec des délégués, comme pour le Barreau, le service serait simple, expéditif, économique. Les délégations sont toujours au complet ou faciles à compléter. Voilà, certes, une réforme de première urgence et que les notaires évoluttonnistes ne manqueront pas d'accomplir au plus tôt, surtout si leurs deux interprêtes principaux, M. Jos. Roy, dans la région de Québec, et M. Bouchard, à Montréal, continuent leur campagne. Nous venons d'écrire le nom de M, Roy. Ce distingué compatriote, qui, au titre de parfait notaire a ajouté celui de littérateur et d'érudit, publie depuis plusieurs mois la Revue du Notariat, armant ainsi la profession sur le terrain de la publicité où elle n'avait que des champions d'occasion et assez indifférents.

Le "jeune notariat " est donc non seulement dans le mouvement, mais il paraît bien décidé à rattraper le temps et le bien perdus II nous a paru plein d'àpropos de consacrer ces quelques lignes au vaillant secrétaire du " Cercle," d'où tant de projets prennent le vol vers le domaine de la réalisation. En ce faisant, nous sommes certain d'avoir été l'écho non seulement de ses confrères, mais de tous ceux qui se sentent de l'admiration pour les hommes de cœur et d'action.

Sun Photo-Eng. Co.

Photo Qui ry Frères.

CORONKR McMAHON.

EDMOND McMAHON

Quand nous* aurons dit que ces quelques lignes sont destinées à un compatriote qui a toujours été, avant tout, le type du loyal compagnon, de l'ami dévoué, du causeur à la fois érudit et modeste, du parfait gentilhomme, on comprendra qu'il s'agit bien, en effet, de M. Edmond McMahon. Ce simple préambule suffirait à le peindre en toute ressemblance.

Mais notre coroner est connu depuis si beau temps sous ces enviables couleurs, que nous avons trouvé, en même temps, juste et agréable d'ajouter quelques traits qui se rapportent au fonctionnaire, à l'homme public.

M. McMahon naïuit en 1853, à Ste-Rose, comté de Laval, du mariage du Docteur F. S. McMahon et de dame Angèle Plessis-Belair. Encore jeune, il alla étudier à Ste-Thérèse, puis chez les Sulpiciens.

Plus tard on le trouve étudiant le droit au bureau de Thon. M. Gédéon Ouimet, ancien premier ministre.

Appelé à faire partie du personnel du greffe de la Paix, à Montréal, M. McMahon interrompt sa cléri-

cature, mais y revient en 1878. Il suit les cours à l'Université McGill et entre au bureau de M. Robidoux.

En 1881, il était admis à faire partie de notre barreau. Nous ne croyons pas qu'il ait jamais eu l'entention de pratiquer, mais, comme bien d'autres, il comprenait toute l'importance qu'il y a de connaître le droit, surtout quand l'on peut être appelé par le gouvernement de son pays à remplir certaines fonctions, nous ajouterons même la plupart des fonctions.

Il s'en trouva assurément fort bien quand, en 1883, il fut nommé sous-greffier de la Cour des Magistrats et de la Paix, ce qui le plaçait virtuellement à la tête du personnel d'une des plus importantes branches de l'administration judiciaire.

Neuf ans plus tard, le gouvernement l'attachait à M. Jones, coroner, en qualité d'adjoint, mais, comme tous le savent très bien, M. McMahon fut efïective- * ment coroner en chef dès ce temps, c'est-à-dire 1892.

A la mort de M. Jones, en 1894, tous nous nous attendions à voir M. McMahon devenir officiellement ce qu'il était depuis vingt-quatre mois pratiquement, et cela sans conteste, tout comme l'héritier entre dans l'héritage. Il n'en fut pas ainsi.

Des personnes, les unes intéressées, les autres de bonne foi peut-être, prétendirent qu'il fallait être médecin pour remplir selon la lettre et l'esprit de la loi les fonctions de coroner.

EDMOND MCMAHON

L'auteur de cette biographie fut l'un des premiers à mettre le doigt sur le manque de logique de cette prétention, en faisant remarquer que M. McMahon exerçait depuis deux ans ces fonctions avec une dextérité et un savoir-faire qui n'avaient jamais été surpris en défaut.

On fit également observer combien il était pour le moins naïf de parler de lettre et d'esprit de la loi à ce sujet, puisqu'il n'en existait pas. Depuis la cession du pays, les nominations de coroners s'étaient faites par les Exécutifs qui ne se laissaient guider, dans leurs choix, que par les aptitudes des candidats et non par leurs professions. En Angleterre et aux Etats-Unis on va plus loin : les coroners sont choisis par le suffrage populaire.

Cette controverse eut, d'ailleurs, ceci d'excellent : c'est qu'elle prouva que si les fonctions de coroner devaient être l'apanage d'une profession plutôt que d'une autre, c'était la profession légale.

En effet, il fut démontré que dans une enquête ce n'est pas la cause pathologique qu'on recherche, mais la cause légale du crime. Comme on l'exprima avec un laconisme si tranchant et si expressif : un coroner ne travaille pas à découvrir le par quoi mais le par qui. On appelle des médecins à l'enquête, tout comme on citerait tous autres experts. Ils sont des auxilliaires, très précieux si on le veut, mais non des facteurs premiers.

Pour être conséquents, les apôtres de la nouvelle doctrine auraient été amenés à exiger qu'on les installe sur le Banc, quand il s'agit de causes médicolégales. Et si ce droit leur avait été accordé, les architectes, les artistes en tous genres, les hommes de tous les métiers auraient été bien venus à demander, à leur tour, de remplacer les juges chaque fois qu'il se serait plaidé des litiges concernant leurs "spécialités."

Les prétentions des médecins ne tinrent pas et M. McMahon devint coroner.

Il l'est depuis sept ans, (il n'est que juste de lui compter 1892 et 1893.) Ce serait une statistique bien rondelette et bien éloquente, que celle qui nous ferait connaître tous les travaux accomplis pendant cette période. Le district est grand, les affaires ténébreuses forment légion, et le coroner a une juridiction immense, tant par la multiplicité des faits de son ressort que par leur étonnante variété. Depuis trois ans, surtout, les homicides de toutes catégories ont abondé. A certains moments, plusieurs enquêtes de première importance on été simultanément à l'ordre du jour. Or, le service dont M. McMahon est le chef a toujours été expéditif. Tous, hommes de loi et peuple, se sont plu à reconnaître la fermeté, le tact, l'habileté de ce magistrat, car c'est une magistrature dans toute l'amplitude du terme.

On a admiré, non moins, son mode de procédure

ICDMOND MCMAHON.

et le soin vraiment méticuleux qu'il apporte à éclairer les jurys.

M. McMahon a plus que tout autre de ses prédécesseurs contribué à établir ce que nous appellerons la jurisprudence des expertises légales. D'aucuns déclareront même qu'il l'a créée, et ils ne seront pas contredits.

M. McMahon est de plus le ferme champion des immunités, des prérogatives de sa charge. Il en connaît à fond les droits et les devoirs, les responsabilités et les obligations. Il les protège avec un soin jaloux et digne d'éloge. Aussi n'a-t-il pas craint, il y a quelques mois, d'aller soutenir ce qu'il croit être un de ses droits devant un juge de la cour d'assises. Ce dernier a décidé contre le coroner, mais il a négligé de communiquer au public, ou tout au moins à qui de droit, son motivé détaillé et écrit. Quoi qu'il en soit, nous donnons droit au coroner, et en cela nous sommes avec la majorité.

D'ailleurs, dans la malheureuse affaire de Dickson, de Québec, non seulement le coroner de l'endroit a agi comme le nôtre, en s'assurant de la mise en bonne garde des témoins du meurtre, mais il a agi d'après Tavis du magistrat. Montréal et Québec ne sont pas aux antipodes.

Ces absorbantes fonctions ne détournent pas complètement M. McMahon de ses deux grands délassements favoris : la musique et la littérature. Il a été

le président de l'Union Catholique, société où l'on s'occupe si assidûment d'études d'un genre élevé et d'une orthodoxie proverbiale.

La musique a un attrait tout particulier pour notre ami. Il passe pour une autorité sur l'histoire de cet art, à la fois si charmant et si complexe. En 1880, il était le rédacteur en chef de \ Album Musical. Puis il fut successivement maître de chapelle de l'évêché, de l'église St. Joseph, de Notre-Dame dont il dirige encore le chœur.

Comme on le voit, M. McMahon, même dans la partie agréable de ses occupations, se rend fort utile aux siens.

De fait, cela paraît être le vrai fond de son caractère que d'allier sans cesse ces deux qualités mères qui inspiraient à Horace le vers connu de tous.

Plioto QuÉiy Frères. Sun Photo-Eng. Ce.

M. G. I,AROCHEIyI.E.

MICHEL LAROCHELLE

S'adressant aux jeunes libéraux de Québec-Est, croyons-nous, quelques jours après le triomphe du parti libéral en 1896, sir Wilfrid Laurier dans un de ses plus beaux mouvements d'éloquence s'écria : " Si on me demandait ce que j'apprécie le plus dans mon entourage de partisans, je crois que, répétant le geste admirable de la mère des Gracques, je vous désignerais, vous les jeunes d'ici et de toute la province. A vous je dois beaucoup et j'en rendrai éternellement le témoignage."

En effet, la phalange des jeunes libéraux a bien mérité d'être aussi brillamment portée à l'ordre du jour par le chef, après la victoire. Elle s'est dépensée généreusement. Elle a montré pendant cette longue campagne une endurance, une discipline, un enthousiasme qui ont puissamment contribué au dénouement que l'on sait.

C'est à l'un de ces jeunes que nous consacrons ce présent travail. Tous admettront sans arrière-pensée que notre choix est heureux et les autres jeunes y verront de notre part une juste reconnaissance des travaux de tous.

M. M. G. LaRochelle est incontestablement un lieutenant politique qui a bien mérité tousses galons. Il est en sus l'une des plus sympathiques figures du jeune barreau de Montréal.

Né à Sorel d'une vieille famille française, il fit un très brillant cours au collège de sa ville natale. Puis, au séminaire de Nicolet, il concourut avec grand succès pour le prix du prince de Galles, cette précieuse timbale que tout étudiant de premier ordre rêve de décrocher, et il fut gradué avec le titre de bachelier ès-arts.

Tout le prédestinait à la profession du droit : son tempérament, le tour de ses études personnelles et son éloquence déjà remarquée au collège.

Ses deux premières années d'études légales furent faites au bureau de l'honorable Wilfrid Laurier, Ce distingué voisinage ne contribua pas peu à développer davantage les qualités de notre jeune ami, qui sont depuis entrées en pleine maturité.

Il alla ensuite étudier sous l'honorable Rodolphe Laflamme dont il devint l'associé après son admission à la pratique. C'était, on en conviendra, une belle entrée dans la carrière.

Plus tard, il forma une société avec M. J. A. C. Madore, un autre jeune qui a, lui aussi, marché à pas de géant et qui par son énergie est parvenu à se faire si bien écouter à Ottawa. Cette société déploya une activité et une sagacité qui lui conquirent, en peu de

MICHEL LAROCHELLE

temps, une clientèle de premier rapport et de premier ordre. C'était une juste récompense pour l'intelligence secondée par l'énergie et l'opiniâtreté au travail.

Aujourd'hui, notre ami pratique seul. Sa clientèle, que nous connaissons très bien, se recrute dans les plus hautes sphères du monde commercial et elle a augmenté de jour en jour, au point de devenir l'une des plus considérables de la métropole. Comme on le sait, M. LaRochelle a été chargé de plusieurs causes d'une importance capitale.

A l'âge de vingt-huit ans, il a été nommé recorder de l'importante cité de Saint-Henri. C'est là un plus éloquent témoignage que tout ce que l'on pourrait écrire. En cette qualité, il s'est montré sans cesse pénétré du vrai sens de la justice, et ce n'est pas avec lui que la dignité de la magistrature court risque d'être lésée.

Notre ami est un lettré, un studieux. Il écrit avec une élégance et une propriété de langue qui font reconnaître ses articles entre cent. Il a collaboré à presque tous nos grands journaux politiques, toujours avec une modération, un fini et un tact admirables. Pour fui, au moins, il est vrai que le style, c'est l'homme.

Sa conférence sur Le Christ^ le Pape et la Démocratie dénote combien et comment il étudie. C'est original, logiquement enchaîné et limpide. Cette œuvre devrait être éditée.

LESCONTEMPOPATNS

Sur le terrain politique M. LaRochelle a: déployé ces précieuses qualités. Loyal aux chefs, heur ou malheur, toujours à la disposition de ses compagnons d'armes, il a porté sur les hustings une éloquence chaude, imagée, inaltérablement distinguée. Sa courtoisie et son fair-play sont reconnus par les plus véhéments adversaires. Très renseigné sur les questions du jour et d'autrefois, son libéralisme nous a toujours semblé s'être savamment composé du libéralisme à la Burke de Laurier, son premier patron, et de la politique avancée de feu Laflamme, son ancien associé. Cet éclectisme n'est pas du banal opportunisme, mais bien le fruit d'une analyse sincère des états de choses faite par un esprit calme mais toujours de sorî temps.

Depuis son apparition dans les luttes, et il y a de cela des années en longue file, M. LaRochelle a, croyons-nous, pris part à toutes les élections, de quelque nature qu'elles soient, qui ont eu lieu dans le district de Montréal. Ses chefs l'ont envoyé aux postes les plus avancés, les mieux défendus.

Durant les célèbres élections générales de 1886, il fut tout spécialement remarqué, et de cette époque son nom fut placé sur la liste des jeunes tribuns dans lesquels le parti repose sa plus grande confiance. Les témoignages ne lui furent pas épargnés, ni les postes qui constituent les meilleurs diplômes.

L'honorable M. Laurier se l'attacha comme secrétaire particulier ; puis, à l'âge de 23 ans, il devint pré-

MICHEL LAROCHELLE

sident du Club National, cet autre Exécutif du parti libéral, cette pépinière qui fournit à ce dernier ses hommes de l'avenir. Etre président de cette association équivaut à une solennelle consécration de mérite.

C'est sous sa présidence que se passèrent les événements si passionnants de 1891-92. Souhaitons que tous les autres présidents calqueront leur conduite sur la sienne, pour la plus grande gloire du parti et le plus grand bien-être de l'institution.

En 1897, la candidature à Richelieu lui fut offerte. Il la refusa pour des motifs qui lui firent honneur et n'augmentèrent pas peu l'estime dans laquelle le tiennent les chefs. D'ailleurs, notre ami est un député de demain et sa carrière politique à venir sera certainement en proportion directe de ce qui est déjà à son acquit.

Il est le gouverneur du parlement-modèle, cette année.

Bref, M. LaRochelle n'a cessé comme avocat, comme orateur, comme écrivain et comme homme politique de recevoir les plus enviables tributs d'estime et de confiance. Il n'a pas d'ennemis, les conservateurs eux-mêmes sont heureux de lui décerner les plus élogieuses appréciations.

Nous le donnons comme modèle aux jeunes ; ils verront que le succès est toujours assuré à ceux qui, comme lui, ont dès le début mené de front : amour du travail et aménité de caractère.

Sun Photo-En§-. Co.

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