ACTE PREMIER Iv
LINDORF
En admettant qu'un bohème Soit volable, cher amour !
HOFFMANN, leçant son verre,
A madame votre femmOy Cher suppôt de Lucifer !
LINDORF, même jeu.
Elle en mourra, sur mon âme.
Cher échappé de l'Enfer !
Ils boivent
NIGKLAUSSE et LE CHŒUR
Simple échange de politesses !
C'est ainsi qu'à l'ombre des bois
De deux bergers, pour leurs maîtresses
Alternaient les chants et les voix !
HOFFMANN, aux étudiants.
Je TOUS dis, moi, qu'un malheur me menace I
Montrant Lindorf,
Je ne l'ai pas rencontré face à face Qu'il ne m'en soit arrivé quelque ennui ! Tout mauvais sort me vient de lui !... Si je joue, il me fait perdre !...
LINDORF
Bon ! il faut croire»
Que vous jouez mal !
Si je bois.
J'avale de travers !
LINDOEF
Vous ne savez pas boire !
Si j'aime .
LINDORF, ricanant.
Ha ! ha ! monsieur aime donc quelquefois?...^
HOFFIVIANN
Après?...
NATHANAEL
n ne faut pas en rougir, j'imagine.
Notre ami Wilhelm que voilà Brûle pour Léonor et la trouve divine ; Hermann aime Gretchen ; et moi je me ruine L
Pour la Fausta !
HOFFMANN, à Wilhelm,
Oui, Léonor, ta virtuose !...
A Hermann,
Oui, Gretchen, ta poupée inerte, au cœur glacé I
A Nathanaël,
Et ta Fausta, pauvre insensé !...
La courtisane au front d'airain !