SCÈNE II HOFFMANN, LA MUSE- LA MtrsE, paraissant
Et moi? Moi, la fidèle amie Dont la main essuya tes yeux?
Par qui la douleur endormie S'exhale en rêve dans les cieux?
Ne suis-je rien? Que la tempête Des passions s'apaise en toi !
L'homme n'est plus ; renais poète !
Je t'aime, Hoffmann ! appartiens-moî !
Des cendres de ton cœur réchauffe ton génie.
Dans la sérénité souris à tes douleurs,
La Muse adoucira ta souffrance bénie,
On est grand par l'amour et plus grand par les pleurs !
Elle disparaît.
HOFFMANN, seuL
O Dieu ! de quelle ivresse embrases-tu mon âme. Gomme un concert divin ta voix m'a pénétré, D'un feu doux et J^rûlant mon être est dévoré. Tes regards dans les miens ont épanché leur flamme. Gomme des astres radieux.
Et je sens, ô Muse aimée.
Passer ton haleine embaumée Sur mes lèvres et sur mes yeux !
Il tombe, le visage sur une table.