‹ Les contes d'HoffmannChapitre 67 sur 68 · SCÈNE II HOFFMANN, LA MUSE- LA MtrsE, paraissant · texte numérisé non relu

SCÈNE II HOFFMANN, LA MUSE- LA MtrsE, paraissant

Et moi? Moi, la fidèle amie Dont la main essuya tes yeux?

Par qui la douleur endormie S'exhale en rêve dans les cieux?

Ne suis-je rien? Que la tempête Des passions s'apaise en toi !

L'homme n'est plus ; renais poète !

Je t'aime, Hoffmann ! appartiens-moî !

Des cendres de ton cœur réchauffe ton génie.

Dans la sérénité souris à tes douleurs,

La Muse adoucira ta souffrance bénie,

On est grand par l'amour et plus grand par les pleurs !

Elle disparaît.

HOFFMANN, seuL

O Dieu ! de quelle ivresse embrases-tu mon âme. Gomme un concert divin ta voix m'a pénétré, D'un feu doux et J^rûlant mon être est dévoré. Tes regards dans les miens ont épanché leur flamme. Gomme des astres radieux.

Et je sens, ô Muse aimée.

Passer ton haleine embaumée Sur mes lèvres et sur mes yeux !

Il tombe, le visage sur une table.

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