Prologue du conte du Cuisîsier
Le cuisinier de Londres, quand parlail riniendant, De joie (ce lui semblait) lui caressait le dos. « Ha, ha, fit-il, ha, ha, par la passion du CltrisL, la belle conclusion que ce meunier a vue clore son argument touchant rhébergemeot.
4330 Salomon a bien dit vraiment en son langage : Garde-toi d'accueillir quiconque en ta mahon^ car héberger la nuit est périlleuse chose. Il fait bon que l'on sache Quelles gens Ton admet en son particulier. Je veux certes que Dieu peine et souci m'envoie si jamais, depuis que j'ai nom Hodge * de Ware^ j'ai ouï qu'un meunier eut plus de tablature. On lui fit un bon tour, pardi, en la nuit noire. Mais sera-t-il donc dit que l'on s'en tiendra ià?
4340 Nenni. Et c'est pourquoi, si vous daigne?, outr un conte dit par moi, qui suis un pauvre diable, je vous veux raconter, du mieux que je pourrai, comment un certain tour advint en notre ville. >>
Notre hôte répondit et dit : « J'en suis d'accord. Allons, conle, Roger, et tâche qu'il soit bon, car il t'est arrivé de saigner maint pâté, et il t'est arrivé de vendre maint rassis, qui fut chaud par deux fois et par deux fois fut froid. Maint pèlerin pria que le Christ te maudit, 4350 qui encore aujourd'hui se sent de ton perî^il