Au vieux sens de répudier
2. • Score il upon my taille », sans doute avec un jeu de mots, danss Foriginal français supposé.
Le Conte de la Prieure'.
Phologue de la Prieure.
Oyez les mots joyeux de VHôte au Marinier^ puis à madame la Prieure,
* Bien dit, par le corpus dominusl (cria l'hôte;)
et puissiez-vous longtemps naviguer par nos côtes,
monsieur le gentil maître, et gentil marinier!
Dieu baille au moinillon charretées de malheurs!
Ah ! compagnon, prenez garde à de telles ruses! 1630 Co moine a mis un singe en le bonnet de Thomme ^
et de sa femme aussi, de par saint Augustin!
N'amenez plus de moine en votre hôtellerie! Mais passons outre maintenant, et recherchons
qui pourra le premier de toute cette bande
nous dire un autre conte. » Et parlant sur ceci
aussi courtoisement que jeune fille eût fait :
(c Madame la Prieure, avec votre congé,
si j'étais sûr que ce ne dût point vous gêner,
je serais bien d'avis que vous nous racontiez 1640 le prochain conte, à moins qu'il ne vous en déplaise.
Or donc, me feriez-vous cette grâce, madame?
— « Très volontiers », fit-elle, et dit ce qu'entendrez.
Explicit,
Ci-suit le Prologue du conte de la Prieure.
Domine, dominua notter.
« 0 Seigneur notre Dieu, que merveilleusement ton nom est répandu dans notre vaste monde!
{, Sourc^e inconnue, semblable à celle de la Légende d'Alphonse de Lincoln. Cf, Fofititifiitm Fideiy Lugdun., 1500. Cf. aussi l'histoire du Pans beggar boy tnimhr^tl byaJew (Vernon MS., publié par la Chaucer Society, 1871). Wordsworlh Il ffflil LUI Arrangement peu heureux de ce conle.
a* Ceiil'i-dire a changé l'homme en singe, l'a rendu ridicule, l'a dupé.
(dit-elle ;) on n*y voit point ta précieuse louange accomplie seulement par gens de dignité, mais par bouche d'enfants eux-mêmes ta bonté est consommée ; encor tétant leur mère, ils témoignent parfois ta grande gloire >.
1650 C'est pourquoi en louange, autant que sais et puis, de toi et de la fleur très blanche de ce lys qui jadis te porta et resta toujours vierge, je veux ici tâcher à conter une histoire ; non que je puisse ainsi accroître son honneur, car elle-même est tout honneur, toute racine de bonté — fors son fils — et tout salut des âmes.
0 mère toujours vierge! 0 vierge bonne mère!
Buisson brûlant inconsommé devant MoYse!
Toi qui ravis à la Divinité,
1660 par ton humblesse, TEsprit Saint qui vint en loi;
dont la vertu, lorsqu'il vint embraser ton cœur,
conçut ainsi la Sagesse du Père,
aide-moi à parler ici en ton honneur I
* 0 Dame! ta bonté et ta magnificence,
ta vertu et ta grande humilité ne peuvent
en nul langage s'exprimer, par nulle science;
car parfois, Notre Dame, avant que l'on te prie»
tu nous préviens en ta bénignité ',
et nous donnes, priant toi-même, la lumière
1670 qui nous doit amener à ton Fils tant aimé.
Mon savoir est si faible, 6 bienheureuse Reine!
à déclarer ta grande dignité,
que je n'en puis aucunement porter le poids;
mais comme enfant de douze mois, ou moins encore^
qui ne sait guères exprimer un mot,
ainsi je me comporte, et doncques je te prie,
guide ce chant que de toi je veux dire ! »
Explicita