‹ Les contes de Canterbury de Geoffroy Chaucer. Traduction française avec une introduction et des notesChapitre 64 sur 188 · Cette stance est une paraphrase du Ps. VIH · texte numérisé non relu

Cette stance est une paraphrase du Ps. VIH

2. On croit voir ici une imitation de Dante. Parad,, XXXII, 1&

176 LES COSTBS DE CASTERBLRY.

Ci commence le conte de Dame la Prieure.

Il était en Asie, en une grand^cité, parmi peuple chrétien, certaine Juiyerie <, 1680 qu*un seigneur soutenait de la dite contrée, pour usure sordide et vilenie de lucre, que Christ et son Église ont fort en haine; on pouvait par la rue marcher ou chevaucher, car elle était ouverte et libre à chaque bout.

Se tenait \k petite école de chrétiens, à Textrêmc fin de la rue; et y venaient foules d'enfants sortis de sang chrétien, qui d'année en année apprenaient à Técole telles doctrines qui d'usage s'y donnaient, 1690 c'est k savoir : chanter et lire,

comme le font enfants en leur jeune âge.

Or parmi ces enfants était un fils de veuve petit clergeon^ ayant bien sept ans d'âge, qui tous les jours venait d'habitude à l'école; et aussi, toutes fois qu'il voyait une image de la mère de Christ, avait coutume comme y était instruit, de s'y agenouiller, puis dire Ave Marie, en allant son chemin.

Ainsi la veuve avait appris son jeune fils 1700 à toujours honorer la Bienheureuse Dame, mère chérie de Christ, et il n'oubliait point — car bon enfant bien vite apprend — et toutes fois qu'il me souvient de la matière, me semble voir Saint Nicolas en ma présence, qui jeune aussi, fit k Christ révérence.

Or ce petit enfant, devant son petit livre assis en cette école, apprenant l'abc, soudain ouYt chanter Aima Bedemptoris qu'autres enfants lisaient en leur anliphonaire; 1710 et s'enhardit à s'en venir près et plus près,

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