LES
Je veux entrer, maintenant, dansÿle mérite même de la défense de M. Mous-
. Combien M. Mousseau s'est-il fait auto- | seau qui consiste, comme vous le savez, riser à dépenser pour le même objet, à la | à dire qu’il a mis dans les dépenses du
apparaisse & 216 Je régime
après cela, a peut-être
mais les en général, aisser pren-
aire et pré- . Mercier, ervice civil
le démenti tré à l'asent, que ation n'éuvé d’une avoir augvernement l'exercice ins que M.
durant l’anbjet.
ait publier on discours avoir revu, érablement, donne jushison à M.
yeux de portante du il n'a pas devant l’as-
ant dânskle de M. Moushs le savez, dépenses du
service civil tle {salaire d'employés com-|manie de mentir, Dites la vérité et
ris sous d’h itres, L Voyons que CR A) employés et ei otal de letürs salaires corres.
LA augmentation de $37,671
t des :dépen
le’chiffre
one
.|toute la vérité, cela vaut mieux,
Pendant que vous étiez en frais de faire des admissions, pourquoi: n’vez-
ses: duservice | vous pas cité dans votre discours de
civil, Voici la liste de ces employés et | Saint-Paurent les paroles que vous pro-
leurs salaires :
"Noms Salaires
noncieg en chambre le.10 mai 1882 :
Le pays né doit pas s’attendré d’avoir
Estimés | les services dé sés hommes publics pour
: 1882, 1883-84 | rien, Moi-même, si j'étusappelé à entrer
thot, 800
dul Cousin © ‘“ (p71] 939 1000 ‘Alf Prude} USE CRE 782 900 Jean)Côté “ (p8l] 626 850
G À Varin ‘“ [p83] 1168 1400 C Chartré «6 «6 777 900 LN Dufresne ‘ v 730 800 ‘T' Kérouak « «6 730 800 Paul Picard «6 «6 730 6: 800 F M Lachaine ‘: “1360 6 1400
J BCHébert ‘ ‘6 626 7 900
Douze employés........#10068 11350
Ce tableau donne un total de $10,068 de |
salaires payés en 1882, en dehors des dé.
penses pour le gouvernement civil. ........
Pour toutes ces raisons, il n’y a donc à déduire des $37,671 d'augmentation dans les dépenses du service civil, que je re- “proche à M. Mousseau, ét qu’il âdmet, : tout en lés expliquant, que les $10,068.50 pour salaires d'employés portés cette année dans le'service civil et portés en :18B2 ‘sous la rubrique Charges sur le revenu.
Il resterait donc une augmentation de $27,602.50. °
La preuve que ces $10,068.50 constitüent bien tout ce qui doit être ‘crédité à M. Mousseau, t’est que le chapitre Charges sur le revenu ee montait en 1882, [Comptes Publics, page 108] à $197,302,
que ‘4. Mousseau n’a demandé pour cette année, sous le même titre, que $187,350, ce qui, comme on le voit, correspond au montant de $10,068.50 que je viens de constater comme ayant été transporté du chapitre Charges sur le revenu au chapi-
- tre Service civil.
Ainsi, M. Mercier admet dans son discours écrit qu'il s’est trompé de $10,- 068,50, et qu'il a eu turt d’accuser M.
Mousseau d’avoir augmenté les dépensea du service civil de $37,671.
La bonne foi commence à revenir chez lui. (Continuez, M. Mercier, dans cette bonne voie. Abandonnez cette
dans le cabinet, je ne le ferais qu’à condi-
a uvreau (C.P, p.69) En £ $ 800 } tion qu'on me paie un salaire raisonnable,
arce que je me dois avant tout à ma famille.
Le pays doit payer pour ses ministres,
ur ses députés, et nous ne sommes pas ici les victimes du patriotisme ; nous devons, tout en rendant service à ceux qui nous envoient, trouver une compensation aux sacrifices que nous faisons, à la perte | de temps que nous enlevons à l’exercice de nos professions. Je prétends qu’un salaire de #3,000 pour un ministre n’est pas assez. J'ai été moi-même membre d’un cabinet, et bien que je n’aie jamais cessé de | mener une vie très modeste, j’ai été cepen- | dant obligé de demander de l'argent à mon | bureau, mes appoirtsmuents de ministre | ve suffisant pas pour payer mes dépenses.
| La province doit payer ses ministres : ils ne son, pas les premiers venus, ils sont les représentants autorisés de toute la population.
Les membres du gouvernement, avec un pauvre salaire de $3,000 par année, doivent travailler plus qu’ils ne le font à exercice de leurs professions.
Si vous aviez parlé comme cela à Saint-Laurent, et si vous aviez ajouté que vous avez voté, M. Mercier, pour accorder $5,000 au premier ministre et $4,000 aux. autres, cela vous aurait permis de déclarer que M. Monsseau ne doit pas être tenu responsstle de la différence de $4,266.67 qui existe, pour l'indemnité des ministres, dans les ecmptes publics de 1881-82, comparés au budget de 1883-84,
Vous admettez donc, M. Mercier, que les salaires inscrits au budget de 1883-84, en faveur de MM, T. E, Gauvreau, J. O. Méthot, Paul Cousin, T.
A. Trudel, Jean Côté, J, B. C. Hébert,
ui étaient et sont encore: émployés ans le département de l’agricultur” des travaux publics, ne figurent pas sous
PAR me ut
Je titre de “ Gouvernement Civil ” dans |le Budget de”1888-84, pour rencontrer les comptes publics de 1881-82. les dépenses, contingé ités du départe- : Pourquüoi-nél'avez-vous'pas admis à| ment. des chemins dé fer, faisait, en Saint-Laureit,lorsque M. Mousseau a | 1881-82, partio-des fra de çonstrucdonné cette explication ? Céla/'aurait{tionrdue chemin -de :ferrQ. M0. ct été plus honnête que de cacher ce’ fait O:Pur: eUreney fs aux électeurs pourle mettre énsuite| Etudiez encore les explicatiôns dondans votre discours. écrit. nées par M. Mousseau à Saint-Laurert Dans votre discours écr't, vous faites | et ailleurs, et vous arriverez comme lui Ja même admission pour-G. A. Varin,|à dire que ces explications sont satisfai- C.: Chartré, L. N: Dufresne, F. Ke-|santes, qu’il n’y a pas d'augmentation
‘rouak, Paul Picard'et'F, M. Lachäîne, | dans Je service civil, mais qu ; con-
qui sont tous employés au bureau des ca-|traire,. M. , Mousseau a, ‘Pour, l'année dastres, à Québec, et qui l'étaient aussi | 1883-84, demandé $3,327.32.de; moins en 1881-82. qu'il n’a été déper ‘ par M')Ghapleau Pourquoi n’avez-vous pas continué à | en 1881-82. LA lire aux pages 83, 84 ct 85 dès Comp-| .Vous avez déjà un peu changé votre tes Publics de 1881-82, afin de trouver | manière de voir sur cet item de $37.les autres employés du bureau du ca-1671.00. Dans ïes discours que vous dastre, ainsi que. les dépenses contin- | avez prononcés à Saint-Laurent le 20 gentes de co bureau; et vous auriez | mai dernier et le 6‘ septembre, vous actrouvé, comme M. Mousseau, tant pour | cusiez” l'administration Mousseau d’aces employés que pour les dépenses con- | voir augmenté le service civil de tout ce tingentes de ce service, une somme | montant, de $12,719.99. Dans votre discours écrit, vous ôtez Empressez-vous de vérifier cela, afin | $10,068.50 ; vous ôterez bien encore de faire une admission complète à ce|$4,266.67. pour l'augmentation du sasujet avant la fin de l'élection de Jac-|laire des ministres, chose que vous avez ques-Cartier. approuvée et de votre parole ‘éléquente, Pourquoi n'avez-vuus pas admis !|et de votre vote en. chambre, et cômme aussi que la vérification des arpentages, | vous savez que. les explications du pretant pour les fins du cadastre que dans | mier ministre.sont conformes, à la vériles townships de la Couronne, sera fai- | té, : car: ce :‘’est pas pour vous que te à l'avenir par MM. C. E. Gauvin, H | nous donnons de nouveau ces “explica- O’Sullivan, D. C. Morency, P. M. A. tions, vous ferez un effort silprôme et Genest, Jules’ Taché et autres, tous | direz que cette accusation est fausse et
- officiers réguliers de la Branche des ar-|que vous vous êtes trompé. |; Vous au-
pentages dans le’ département des Ter-|rez dit la vérité une fois. Hi .1 res de la Couronne ; et que cette véri-| ' Si!vous ‘voulez faire appel’ à votre fication,faite auparavant par des arpen- honnête homme et lui perdiétire de teurs non attachés au département, a nous écouter, nous prenons’ l'engagcoccasionné ‘en 1881-82 une dépense ment de vous convaincre (vous qui qui figurera en 1883-84 dans le service | le savez déjà) que M. Mousseau, sur le civil et qui,en 1881-82, figurait dans les | rapport de la commission du service pucharges imputables au Revenu ? blic, a fait, sur la somme ‘ de $216.- Pourquoi n'avez-vous pas dit que |905, votée pour le gouvernement civil MM. Alfred Morrissette,:F. X, Genest, | de 1883-84, une économie ‘réelle de ee sont employés dans Je département | $28,639 sur les traitements, et de $17,es Terres ‘de la: C'ouronne, comme | 457,60 sur les déperises contingentes clercs Surnumérairrs; ont été placés là | des départements, noi -par le. gouvernement Joly dont vous Nigeicis 0p 1 @isiez partie ? + ?
‘Pourquoi n'avez-vous pas admis que | : Ju la somme de 810,000, qui figure dans . 99
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18 Ôtez encore du saus avez jquente, comme au prela véri- 16] que sxplicaême et Russe et
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à votre ire de engagc- DLLS qui ; sur le Vive prub $216.nt civil elle de de $17.ingentes
18 20 fo
Beaucoup des amis politiques de M.
Mercier n'ont pas plus foi que nous dans ses vertus publiques. Ils prétendent même que si nous le connaissions imeux, nous le dénoncefions en des termes autrement énergiques,
On se souvient qu'il fut fit chef dù parti libéral à la dernière session de Québec. M. Joly lui céda ses épaulettes pour flatter son amour-propre, de crainte que M. Mercier ne passât au ministère si! on ne’ lui confiait pas le premier rôle. nds
Cette nomination fut loin d'é tre favorablement accueillie par une forte section du parti libéral à Montréal. Le Club National se montra fort divisé à ce sujet et les libéraux anglais ne se: génèrent pas de la dénoncer dans les termes les plus formels.
On peut en juger pat le fait que, s'x semaines après l'installation de M. Mercier comme chef, il se tint une assemblée du Youñg Men's Reform Club of Montreal, à laquelie fut soumise la 'proposition suivante :
Qué ce club logroite l’action dés mem:
bres libéraux de la législature de Québec en élisart l'honorable député:de Saint- Hyacintle comme chef du parti dans la Chambre et est convaincu que le dossier politique de ce monsieur ne les justifie par de lui avoir accordé leur confiance et de l’avoir accepté comme le chef du parti en cette province.
Après un débat fort violent de quatre heures, l'assemblée paraissait si disposée à accepter cette proposition que l'on
proposa un ajournement.afin d'éviter une division, Dans le cours du débat,
ME ROÏBR CONPAMNÉ PAR 8Es AMIS
M. Trenholme, avocat, l’un des champions les plus autorisés du parti libéral, dénonça M. Mercier dans les termes que voici, d’après un journal anglais de cette ville :
-|+ #18 poÿa contreM. Mbrcier des accusa-
tions Sur lesquelles il fonda 1: objections qu'il; avait à son choix (M. Mercier) comme chef du parti libéral. Il accusa M.
Mercier d’avoir, dans la cause de l’élection contestée de Terrebonne, eu recours À une ecpèce de chantage, M. Mercier ayant lui-même déclaré qu'il avait commencé cette contestation dans le but de garantir certaines. choses promises par l'honorable M. Chapleau, et il qualifäa l'action de M. Mercier dans cette cause d'indigne d’un chef, libéral, En second
,|ieu, M. Mercier fut blämé de sa conduite
au sujet de la vente à M. Senéql de la partie est du chemin de fer du RE ment.
En troisième lieu, al ‘s’objecta à à M. Mercier à cause de ses propensions à la cox
lition et rappela le fait que M. Mercier,
tout en perlant fortement contre touts idée. de coalition lors du banquet à M.
‘Blake, minaudait, à la même époque, au-
près du parti conservateur dans cè sens.
M. Trenholme conseilla même de demander à M. Mercier de se démettre de ce commandement ei de passer ce dernier à l'nonorable M. Laurier, qui devrait abandonner le parlement fédéral et rallier les rangs épars Ju parti libéral en cette province, disant qu’alors, lui et les autres membres du club de Réforme des jeunes gens seraient capables d'obtenir l'appui de l’élément libéral anglais à Montréal.
Il était certain qu'avec M. Mercier pour chef, ni M. MeShane, ni M. Steph: ns, dans le cas d’une élection, demain, ne pourraient être élus.
M. Trenholme fut suivi d'un autre orateur libéral important, M. J, J,
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ra 6
MacLaren, C. R., qui s'exprima d'une façon non moins énergique.
M. J. J: MacLaren, GC. R. dit que bien qu'il n’approuvât pas M. Mercier, vu les fautes à lui imputées par M. Trenholme, il n’étail pas, cependant, bien süg #ils iraient jusqu'à adoptér h résolution der mandant le remplacement de M. Mercier Jar M. Laurier. Il croyait que ce qu'il y avait à faire était de faire comprendre au -parti libéral en général qu'il répudiait les actes dont on blämait M. Mercier, afin que lorsque l’occasion se présenterait de demander l'appui des électeurs, ils pussent déclarer qu'ils avaient désapprouvé