LA “CLIQUE
Québec, 8 février 1883.
Mon cher Cauchon,
Mes ennemis vont tenter un mouvement contregnoi au Club National demain soir (vendredi). Il faut les écraser. Seriezvous assez bon pour donner un coup de main afin d’avoir mes amis présents ?
Il faudrait écraser cette clique de la Patrie, si l’on veut faire quelque chose.
A vous,
Hoxoré MEROIER.
La ‘ clique” dont parle M. Mercier, c'étaient les libéraux qui avaient fondé, quelques jouïs auparavant, le 2 février 1883, l'Association libérale de Montréal :
ces fautes dans le lemps, les choses n'en étant que meilleures si M. Mercier revenait à de meilleurs sentiments.
Quand les amis naturels de M. Mercier ont pareille opinion de lui, il n’est pas | étonhänt/que 'lés conservatèurs 'eb ique |; la masse de notre population soient” d'avis que M. Mercier est indigne de la confiance publique, et que le plus tôt les libéraux se débarrasseront de lui comme de leur chef, le mieux ce sera dans leur intérêt et dans l'intérêt de la provines.
Beauset. Comité exécutif: —Jacques Greniér, H. Beaugrand, F. O. Rinfret, Joel Leduc, Louis Tourville, Edmond Lareau, P. H. Roy, L. C. Lebœuf, O. Robert, Raymond Préfontaine, J. E, ROBIDOUX, Antoine Hamilton, J. N. Bienvenu, L.S. Oliver, D. Z. Bessette, Achille Dorion, J.B. À. Béique, G: A. Morrison, N.'S.
Saint-Jean,Amédée Lamarche, A Racine, L. H. Senécal, Arthur Roy.
M. Mercier ne dédaigne plus autant cette ‘‘ clique,” apparemment du moins, car il lui a fallu prendre l’un de ses membres pour candidat à Châteauguay, M. J.E. Robidoux. Il est vrai. que M. Poirier aurait été le candidat selon son cœur, mais il a dû accepter M,
Robidoux, U Ilest avec M. Mercier des accommodements !
Président, C. A. Geoffrion ; vice-président, F. L. Béique ; trésorier, honorable J R. Thibaudeau ; secrétaire, Edouard
- de ne rien décider. j