LES $30,000 DE L'EMPRUNT
Les orateurs castors et libéraux t4- |. Dans le premier cas,le gouvernement,
chent de faire croire sur lés hustin que le gouvernement a fait don de $30,000 à M. Senécal, en relation avec le dernier emprunt provincial,
D'abord, M. L. A. Senécal n’a jamais eu rien à faire avec cet emprunt. MM.
L. J, Forget et Cie, qui avaient acheté Ja presque totalité du premier emprunt de $1,500,000, firent une offre au pair pour la seconde partie de cet emprunt:
savoir, $1,500,000. Le gouvernement exigea un dépôt de $30,000 de la part de MM. Forget et Cie; cette somme est entrée dans les Comptes Publics à titre de dépôt. Iln’y a donc pas de malentendus sur ce point. Plus tard, le gouvernement obtint de meilleures conditions de la Banque de Montréal, en ce sens que MM. Forget et Cie pouvaient du jour au lendemain réaliser le montant total de l'emprunt et forcer le gouvernement à l’accepter, tandis que la Banque de Montréal s’engageait à placer à ciny pour cent la balance dont
une fois en possession de son argent, aurait eu à perdre peut-être un pour cent sur ses dépôts ; dans le second il trouvait cinq pour cent, c’est-à-dire le taux même que portent ses bons, Il obtint de MM. Forget et Cie la résiliation de leur contrat, sans aucune indemnité, et il négocia ses bons au pair avec la Banque de Montréal. T'out naturellement, le gouvernement à remis à a Forget et Cie leur dépôt de $30/-
Mais ce qu'il y a de saugrenu dans l'accusation des castors et des libéraux, c’est que, tandis que MM. Forget et Cie. ont perdu l'intérêt sur leur dépot, on fait un crime au gouvurnement de n'avoir pas empoché aussi le capital. Le gouvernement a vendu ses bons au fair, sans un sou de commission ; en quel honneur devrait-il awir, de plus, trente mille piastres qui ne lui ont jamais appartenu ? Voudrait-on
le gouvernement n'aurait pas besoin. que le gouvernement commît un va ?