‹ Les Contes de M. Mercier [microforme]Chapitre 30 sur 45 · LES $12000 DES PHOSPHATES · texte numérisé non relu

LES $12000 DES PHOSPHATES

Les adversaires de M. Mousseau l'accusent d’avoir remis $12,000 à M.

Senécal sur un achat de terrains à phosphate, Voici les faits. En 1880, un riche ::dustriel français, le créateur de l’industrie des phosphates en France, obtint du gouvernement de Québec une concession de terrains à phosthaté conque à peu près dans les termes suivants, Il avait droit d'acheter 5,000 acres de terrain à raison de $3 l’acre, et pour ne pas déranger le programme d’une vente officielle déjà organisée, il était entendu qu'à l'enchère publique qui aurait lieu, il aurait le droit de ne payer toujours que $3.00 de l’acre, quelque fût le prix d’adjudication. La vente se fit, et M. de Molon fitmonter certains lots jusqu'à $25 de l’acre, L'agent de M. de Molon ayant calculé tout le temps sur la base posée dans le marché plus haut relaté, croyait avoir à payer $#15,000. Il s’adressa à M. Senécal qui lui fit cette avance, c'est-à-dire 83,000 comptant, et son chèque pour $12,6000.

M, Flynn, le Commissaire des Terres de la Couronne, refusa de

reconnaître j'arrangement conclu avec un autre département. Il prétendit que M. de Molon devait payer le prix réel de l’adjudication. En présence de ce malentendu sérieux, la transaction fut arrêtée et définitivement M. de Molon signifia au gouvernement sa détermination de se retirer du marché, M.

Senécal, pour avoir voulu rendre sérvice et avoir aidé au développement de nos ressources, se trouvait le seul perdant,

Le gouvernement pouvait-il em équité garder l'argent et les terrains en même temps ? Les libéraux et les castors disent que oui. Les honnêtes gens disent que non. Le gouvernement.

ayant gardé ses terrains, devait remettre l'argent ; c’est ce qu'ilfit. M, Senécal n'avait jamais été intéressé dans cetachat de M. de Molon. Seulemèæé comme il avait fait la connaissance de ce monsieur à Paris en 1881, il n'était intervenu avec son argent etson chèque que pour encourager un industriel éminent à venir opérer dans la province de

Québec.

| M. Beaubien aurait-il été favorable à la vente du chemin de fer ?

|; Tout le monde sait que si le syn:licat … Réponse

| ! 0 Allan-Rivard avait acheté la section .

4 Est du chemin de fer du gouvernement, Québec, 13 167 1882. ll |} | M. Beaübien aurait hanté les louanges Télégramme de Montréal

|, 1 du. cabinet Chapléau. On sait que

4) 0 MM. Beaubien, Rivard et autres ont | eu quatre ou cinq entrevues avec M,! 1ÿil] not join the company unless fairly

Senéeal, afin de s'entendre. Ils ont mé- | rey resented!

me posé leurs conditions. Quand M.

Ho:.orable J. A. CHAPLEAU,

Huen ALLAN,

{25 | 1 Fa | Senécal leur a offert le quart des ac- à Din ou | tions, ils ont demandé le tiers; quand SORPRPRMRE 4 M. Senécal leur a concédé le tiers, ils Mi ont demandé la moitié, Mais ils n'ont [L'raduction]

jamais fait observer à qui que ce soit |

| que le prix de quatre millions était trop

{ bas. .

M. Beaubien a nié l'autre jour en

plein husting la part prise par le syndi-

| cat Rivard à ces négociations. Nous HuGn ALLAN, allons le confondre solennellement, S. Rivarp.

ne |. Voici notre preuve :

Honorable J, A. CHAPLEAv,

Nous ne ferons vas partie de la compagnie, à moins d’y être bien représentés.

l À | Quebec, 13 March 1882. Québec, 14 mars 1882.

Severe Rivard, Esq., on

Montreal, SÉVÈRE RivarD, Ecr, a! 4 . No news from you to-day.Beaubien tells | FACOSNR, x

me to telegraph you to come down. Do! Don’t hurry in making up your mind.

come. If your friends want three direc-| What do you mean by fair representators, I am authorized to say they can get |tion ? them ; if more, no. Answer. 3. À Ovirrhir.

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