‹ Les Contes de M. Mercier [microforme]Chapitre 40 sur 45 · IL VEUT TAXER LES MUNICIPALITÉS · texte numérisé non relu

IL VEUT TAXER LES MUNICIPALITÉS

En octobre 1881, M. Mercier songeant à abandonner l'arène politique, se donnait le luxe de poser devant un reporter du Star, pour exposer ses vues politiques.

Un point important est qu’il voulait jeter sur les municipalités une partie du fardeau de l'administration de la justice, pour un montant de $170,000.

Les idées se modifient avec le temps.

Tout le monde se rappelle quel bruit firent les libéraux contre la taxe de $175,000 que le gouvernement de Boucherville voulait imposer sur certains eontrats. M, Mercier tout le premier dénonça cette taxe comme tyrannique et abominable. Ça devait ruiner les campagnes ! (Cependant cette taxe n'aurait été onéreuse que pour les villes et non pas pour les campagnes. M.

Mercier voulait aller plus loin que l'honorable M. Church.

Plus que cela encore, M. Mercier voulait alors diminuer le montant d’argent donné chaque année, par le gouvernement, aux institutions de charité,

M. Mercier attaque aujourd’hui avec tant de force et d'indignation la politique d'économie et de retranchement adoptée par le gouvernement Mousseau, que nous croyons utile de lui rappeler ses opinions d'alors.

( Li , RARE . Voici les déclarations qu'il faisait, dans le temps, au reporter du Star :

Je suggèrerais de plus que de même -qu'à Ontario, les différentes municipalités paient leur part dans l'administration de la justice. Dans Ontario, avec une population plus considérable que la nôtre, cette administration ne coûte que $200.000 par année, tandis qu'ici nous avons payé $343.000 l’année dernière, Cela seul nous épargnerait $170.000. Et puis nous avons nos établissements de charité qui nous coûtent plus de $200.000, Ceci sans dou- 4e est une question plus délicate. J'ad-

mets que nous devons faire tout en notre pouvoir pour soulager les souffrances et la détresse des infortunés. Toutefois, vû les circonstances présentes, et considérant l’état précaire de nos finances, je suis d'opinion que les institutions les plus riches devraient faire abandon de leurs droits, pour quelque temps du moins, jusqu’à ce que nous soyons dans une situation plus avantageuse, Ces mêmes institutions déÿraient avoir assez de patriotisme pour assister la province dans ses efforts.

Ces moyens seuls feraient pres:"o disparaître le déficit

0 nono rentree LELELLT]

Ces réformes, sans doute, ne pourront être opérées, tant que l’on discutera sur des questions de détail; mais que la partie intelligente de la population, si elle ne peut réussir à former une coalition, se donne la main pour éviter la taxe directe et replacer la province dans une situation florissante, en mettant de côté les.

disputes de parti, Je suis heureux de pouvoir dire que j'ai suggéré cette idée non-seulement à la chambre, mais aussi à mes électeurs, et que jamais aucun des déux partis ne m'a fait la moindre opposition là-dessus.

Méditez ces paroles, qui sont les vô” tres, M. Mercier, et soyez plus circons” pect dans les accusations que vous por” tez contre la politique de M. Mousseau:

Laiïssez-le travailler à faire disparaître les déficits et à replacer la province dans une situation florissante, Mettez de côté vos disputes de parti ; car autrement vous y perdrez votre latin. La partie intelligente de la population se donnera la main pour appuyer M.

Mousseau dans ses réformes, et pour éviter la taxe directe.

Pour restaurer nos finances, elle préfèrera ses économies et ses réductions ; aux vôtres, qui consisteraient, comme vous le vouliez, à rejeter sur les différentes municipalités $170,000.00 par année, pour défrayer une partie des frais de l'administration de la justice.

en notre inces et fois, vù considé- 6, je suis plus ride leurs 1 moins, uné si- , mêmes de paice dans

sono dlis-

CELEELLILIII LT]

pourront.

tera sur e la par- | si elle lition, se edirecte 1e situa-

côté les.

reux de tte idée is aussi ucun des re oppo-

it les vô”

circons ous por” ousseau:

paraître province Mettez car auatin, La ation se yer M.

et pour

elle préuctions ; . comme les diffé- ).00 par tie des justice.

Page 1