LE SILENCE"“DE M. MERCIER
Il se dit indépendant en 18821! — Sa duplicité !!
Le Temps essaie de justifier l’attitude de M. Mercier sur la question de la vente du chemin de fer du Nord. Voici la défense boiteuse | qu'il nous donne :
La Minerve renouvelle ses attiques con-| tre M. Mercier, à propos de la vente du chemin de fer. Toujours la même chanson : M. Mercier a été pour la vente ; M.
Mercier n’a pas voté contre la vente ! |
Le public sait à quoi s’en tenir là-dessus aujourd’hui: M. Mercier était pour la vente du chemin de fer en principe; mais | il a énergiquement condamné le contrat de vente fait par M. Chapleau, et exécuté par M. Mousseau, au détriment des plus!
grands intérêts de la province, |
M. Mercier n'aime pas notre chan-| son, nous le comprenons facilement. | Cette chanson, qui retentit si désagréablement à ses oreilles, est une condam-| nation complète de sa conduite comme homme public.
Le Temps nous dit que M. Mercier | a éncrgiquèment condamné le contrat | de vente fait par M. Chapleau.” Et quand est venue cette condamnation ?
À la onzième heure, longtemps après l'adoption du contrat.Ce n'était plus que | dela moutarde après dîner. |
M. Mercier n'était pas en chambre lorsque cette grande question a été dé-| battue. Il arefusé systématiquement | d'assister à la plus grande partie de la | session de 1882, ne se rendant à Qué-!
bec que lorsqu'il y était intéressé com-| me avocat. Il s’y rendit, par exemple, | pour faire passer le bill des bouchers!
parce qu'il était grassement payé com- | me avocat. Quel désintéressement ! |
Non-seulement M. Mercier ne parla | pas contre cette transaction, mais il donna même un vote durant cette même session, par lequel il approuvait ia façon dont les négociations relatives à la vente du chemin
avaient été conduites. (Citons de nouveau la motion (Gagnon contre laquelle votèrent MM. Mercier et Beaubien, à la séance du 14 avril 1882 :
M. Gagnon, député de Kamouraska— J’ai l'honneur de proposer qu’il soit résolu que cette Chambre regrette que le gouvernement n’ait pas conduit officiellement les négociations pour la vente du chemin
ide fer Québec, Montréal, Ottawa et Oc-
cidental,'au lieu de les conduire secrètement et confidentiellement comme il l’a fait, privant par là la Chambre de renseignements qu’elle devait avoir sur cet im-
| portant sujet.
Cette proposition est mise aux voix :
Ont voté pour :—MM. Bernard, Demers,
| Gagnon, Irvine, Joly, Marchand, Richard,
Rinfret dit Madouin, Shehyn et Trudek
Ont voté contre :—MM. Asselin, Audet, BEAUBIEN, Bergevin, Blanchet, Caron, Casavant, Champagne, Chapleau, Désaulniers, Desjardins, Duckett, Duhamel, Dumoulin, Faucher de Saint-Maurice, Flynn, Fôrtin, Frégeau, Garneau, Gauthier, Houde, Lalonde, Lavallée, Lecavalier, Leduc, Loranger, Lynch, Marcotte, Marion, Marte], MÉRCIÉR, Pâquet, Paradis, Picard, Poulin, Riopel, Robillard, Sawyer, Spencer, Thornton et Wurtele.—41,
C’est en votant en faveur du ministère que le futur chef de l'opposition a énergiquement condamné le contrat de vente fait par M. Chapleau. Peut-on vouloir tromper le public d’une façon aussi cynique ?
Dans un numéro précédent, le Temps a cru pouvoir expliquer le silence de M.
Mercier de la façon suivante. Cette explication est aussi maladroite que malhonnête. Un vrai pavé d'ours.
Qu'on lise :
“ Mais on dit : Pourquoi M. Mercier n’at-il pas parlé alors?—On vous répond :
| Parce qu’il était absent de la Chambre.—
Pourquoi était-il absent ?—Parce que sa présence n’était pas indispensable, (puis-
Ca
que l'honorable M. Joly, alors chef de lo
osition, était à son poste pour surveil es agissements du ministère). M. Mercier s’occupait de ses affaires professionnelles, à Montréal, comme il en avait prévenu ses électeurs, lors de l'élection précédente.
Le fait est que pendant toute la session de 1882, qui À We trois mois, M. Mercier n’assista pas le tiers du temps aux délibérations de l'assemblée législative.
Voilà lexplication bien simple de la
conduite de l’honorable M. Mercier dans toute cette affaire.”
Comment, lorsqu'il s'agissait de la transaction la plus importante pour la province, M. Mercier n’a pas pu s’arracher pendant quelques jours à son absordante clientèle pour dénonçer ce qu’il a appelé depuis une transaction ruineuse, Et c’est là l’homme que vous dépeignez comme un modèle de patriotisme et de désintéressement ! Prenezvous les électeurs pour des imbéciles ?
Combien de fois pourtant M. Mercier n’a-t-il pas dénoncé sur les hustings les députés qui s’absentent de la Chambre durant la session ? Combien de fois ne l'a-t-on pas entendu s’écrier dans nos luttes électorales : ‘ Où étiez-vous, M.
“Je candidat, quand tel et tel vote a été “pris en Chambre? Estice ainsi que ‘vous représentez les intérêts sacrés de ‘vos électeurs ? ”
M. Mercier ne niera pas qu’en 1878, dans une assemblée tenue à Saint-Liboire, comté de Bagot, il dénonça M.
Mousseau—qui s'était absenté de la session fédérale peur prendre part aux élections provinciales — parce ‘“ qu'il ‘ avait méconnu les devoirs de sa char- ‘“ ge au point de s'abstenir, à la fin de ‘ Ja session, de voter sur une :inquan- “ taine de questions,” insistant sur le
fait que ‘ lorsque quelqu'un accepte le |
“ mandat d’un comté, il est tenu, “ d'après les dictées de l'honneur.et de ‘ la conscience, de représenter son com- ‘ té durant toute la session, et de voter ‘“ sur toutes les questions qui sont sou- ‘€ mises à la législature ! ” M. Mercier s’est douc condamné lui-même en cette circonstance. Et il voudrait que le public crût à sa sincérité quand ilest la duplicité même |!
‘ Ma présence n'était pas indispensa-
“ble à Québec,” s'écrie encore M. Mercier, ‘ puisque M. Joly, alors chef de “l'opposition, était à pour surveiller les ‘ agissements du ministère.” Que diraient les électeurs si tous leurs députés en faisaient autant ? Depuis quand un député est-il justifiable de négliger ses devoirs parceque son chef est à son
| poste ? Allez conter cela aux badauds:
M. Mercier, et non pas à un public intelligent,.
Et M. Joly était-il bien le chef de
| M. Mercier durant cette session ? Au-
cunement. M. Mercier ne se gênait pas de le-traiter de naïf et d’incapable, C’est M. Mercier lui-même qui s'est chargé d'apprendre au public, dans un discours prononcé durant cette même session, qu'il était indépendant des vieilles liaisons de parti, et qu'il avait accepté le mandat des électeurs de Saint-Hyacinthe, à condition d'être libre de faire valoir ses vues. Il avait pris ses précautions pour pouvoir entrer au minisière, à un moment donné, Homme de flair, n'est-ce pas ?
On trouve cette déclaration de M.
Mercier dans un discours qu’il prononçait, le 14 avril 1882, en faveur de la proposition de M. Wurtele de payer dorénavant au président du Conseil législatif un traitement de deux mille
piastres sans préjudice de son indemni- \
té de la session, En voici le texte mê-
me (voir Débats de 1882, p. 1083) :
J’ai beaucoup de espect pour l’avis de honorable chef de l'opposition et Je suis peiné de partager une opinion qui n’est pas la sienne. Mais je ne suis pas venu ici pour représenter les vues des autres, mais les miennes, et cela sans égard pour les vieilles liaisons de parti. J'ai accepté le mandat des électeurs de Saint-Hyacinthe à condition d’être libre de faire valoir mes vues.
Qui oserait affirmer, en face d’une pareille déclaration, que M. Mercier reconnaissait M. Joly pour son chef?
Qui oserait affirmer que M. Joly avait pour mission de représenter les vues du député de Saint-Hyacinthe ?
Dans une autre circonstance, à la même session, le : 0 mai 1882, M. Mercier afficha encore son indépendance de parti. Il.se prononça en même temps
eu faveur de l'augmentation des traitements des ministres, espérant qu'un jour ou l’autre ça lui profiterait. Ÿ oici comment débuta M. Mercier :
Je crois devoir expliquer le vote que je dois émettre. J’occupe dans cette encein.
te uue position qui n’est pas celle de mes collègues. On m’# imposé l’honneur d’être député, honneur que j'ai refusé à ceux quissont venus solliciter ion consentement. Après avoir mis de côté mes répugnances et accédé au désir de mes commettants, je leur ai expliqué, dans une as.
semblée tenue à Saint-Hyacinthe, la position que j'allais prendre dans la vie publique et à cette assemblée, je déclarai que n08 finances étaient dans un mauvais état,
et que je cfoirais de mon devoir d’aider mê:
me mes adversaires à améliorer nos finances. Et à ce propos j’ajoutai ceci : le pays ne doit pas s’attendre d’avoir les services de ses hommes publics pour rien. Moimême, si j'étais appelé à entrer dans le cabinet, je ne le ferais qu’à condition qu’on me payât un salaire raisonnable, parce que je me dois avant tout à ma famille. Pour ces raisons, étant complètement libre de toute liaison de parti, me considérant
parfailemen à l'aise à l'égard de mes commetlants, ie ne crains pas de déclarer que |j'appuierai la résolution du gouverne | ment.
En fuce de cette seconde déclaration,
M Mercier a l’audage d'affirmer que
M. Joly représentait ses vues À cette session, Qui le eroira ? Il ne ercit pas lui-même ce qu'il dit—cela est de route évidence—,pourquoi le publie le croirait-il ? :
Et pourtant c’est la seule excuse que peut trouver un esprit aussi ingénieux que M. Mercier pour s’excuser d’avoir failli, suivant son langage, aux ‘‘ dictées de l'honneur et de la consrience.” A-t-on jamuis vu homme public s’enferrer d’une façon aussi pitoyable ?
M. Mercier a commis une l£cheté qui équivaut à une trahison en ne prenant pas part aux délibérations de la chambre, s’il croit sincèrement que la vente du chemin de fer du Nord était une transaction ruineuse, [Il ne peut
sortir de là.
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cier a comb nous nous Hyac Pour cham que d la Jut libéra
suiva vente
t-il pal Pan Pour prése
que VA positil les ag s’ocCt à Mo
électe Le fa 1882,
Sista À tions
Voi
M. Mercier et la vente du chemin du Nord
Quoique présent en Chambre, M. Mercier refuse de voter ! ! — Coupable abstention !!!
M. Mercier continue la guerre qu'il a commencée contre le gouvernement de Québec, au sujet de la vente du chemin de fer du Nord.
Avec une effronterie digne de son passé, il prétend avoir été ‘ en principe pour la vente,” mais avoir ‘ énergiquement condamné le contrat fait par M. Chapleau.”
Nous nous sommes souvent demandé de quelle manière M. Mercier a agi pour condamner ainsi le gouvernement, et nous avons parcouru les débats de l’Assemblée législative de 1882, à la recherche des grands discours que M.Mercier a l'habitude de prononcer, lorsqu'il combat une mesure en chambre. Mais nous n’avons rien trouvé de nature à nous faire croire que le député de Saint- Hyacinthe fût opposé à la vente.
Pourtant, M. Mercier était alors en chambre, et s’il était opposé à la politi-
que du gouvernement, il eût dû lui faire |
la lutte, de concert avec son chef et les libéraux de la députation.
M. Mercier s'excuse de la manière suivante de ne pas avoir voté contre la vente :
Mais on dit: Pourquoi M. Mercier n’at-il pas parlé alors ?—On vous répond :
Parce qu’il était absent de la Chambre.— Pourquoi était-il absent ?—Parce que sa présence n’était pas indispensable, (puisque l'honorable d. Joly, alors chef de l’opposition, était à son poste pour surveiller les agissements du ministère). M. Mercier s’occupait de ses affaires professionnelles, à Montréal, comme il en avait prévenu ses électeurs, los de lélection précédente.
Le fait est que pendant toute la session de 1882, qui dura trois mois, M. Mercier n'as:
sista pas le tiers du temps aux délibéra-
tions de l’assemblée législative.
Voilà lxplication bien simple de la
conduite de l’honorable M, Mercier dans t ate cette affaire,
Dans ces quelques lignes, nous trouvous M. Morcior hu complet: inconséquent, gauche et de mauvaise foi.
Voyons de suite ce qu'il pensait, eu 1878, des députés qui s’abstiennent de voter et d'assister aux délibérations de la chambre pendant les sessions :
neus trouvons sa prop:e condamnation dans un discours qu'il prononçait alors à Saint-Liboire, comté de Bagot :
Lorsque quelqu'un accepte le mandat d’un comté, il est tenu, d'après les dictées de l’honneur et de la conscience, de représenter son comté durant {oute la session et de voter sur {outes les questions qui sont soumises à la législature !
Non-seulement M. Mercier n’a pas vaté sur la presque totalité des questions qui ont été soumises à la Chambre, mais il s’est abstenu de le faire sur une question vitale pour nous, la plus importante qui ait été discutée dans l’Assemblée Législative depuis la Confédération.
Quelle contradin son avec ses opinions d'il y a cinq ans et quelle gaucherie de donner une excuse comme celle que nous avons citée ! Ce ne serait pourtant que peu de chose si’ l’excuse était sincère. Mais M. Mercier ne peut pas même invoquer la véracité des raisons qu'il allègue, Il dit qu’il n’a pas voté ‘ parce qu'il était absent de la Chambre ”, et qu'il ‘“ s’occupait de ses affaires professionnelles à Montréal.”
Quand un homme dit une chose qu’il sait être f.usse, cet homme ment.
Quand M. Mercier dit q.'il était ab-
sent de la Chambre, qu'il était à Monréal, M. Mercier sait qu'il dit une chose fausse. Donc M. Mercier ment, en voulant s'excuser de la sorte. En voici la preuve. |
Le jour même où le vote se prenait sur la question du chemin de fer, M.
Mercier était en Chambre. Ce jour-là, M. Gagnon, député de Kamouraska, faisait une proposition pour blâmer le gouvernement d’avoir conduit ‘ secrètement et confidentiellement ”’ les négociations pour la vente du chemin de fer, Et M. Mercier votait contre M.
Gagnon, pour le gouvernement.
Voici la proposition de M. Gagnon et voici le résultat des votes :
Séance du 14 avril 1882 :
M. Gagnon, député de Kamouraska— J’ai l’honneur de proposer qu'il soit résolu que cette chambre regrette que le gouvernement n’ait pas conduit officiellement les négociations pour la vente du chemin de fer Québec, Montréal, Ottawa et Occidentaïi, au lieu de les conduire secrètement et confidentiellement comme il la fait, privant par là la Chambre de renseignements qu’eile devait avoir sur cet important suje.
Cette proposition est mise aux voix :
Ont voté pour :—MM. Bernard, Demers, Gagnon, Irvine, Jolv, Marchand, Richard, Rinfret dit Malouin. Shehyn et Trudel.
Ont voté contre :—MM. Asselin, Audet, BEAUBIEN, Bergevin, Blanchet, Caron, Casavant, Champagne, Chapleau, Désaulniers, Desjardins, Duckett, Duhamel, Dumoulin, Faucher de Saint-Maurice,Flynn, Foriin, Frégeau, Garneau, Gauthier, Houde, Lalonde, Lavallée, Lecavalier, Leduc, Loranger, Lynch, Marcotte, Marion, Mariel, MERCIER, Pâquet, Paradis, Piçard, Poulin, Riopel,Robillard,Sawyer, Spencer, Thornton et Wurtele.—41.
Le même jour, l'honorable M. Joly, le chef de l'opposition, le ch2f de M.
Mercier, faisait une autre proposition dans le but de modifier la clause 3 de l’appendice À du contrat de vente de la partie Ouest ‘ de manière à décharger la province de l'obligation de compléter à ses risques les ouvrages 1'entionnés dans la dite clause ; ” et M. Mercier, qui prétend ‘avoir énergiquement condamné le contrat de vente 2 M. Cha-
pleau,” se trouvait en chambre, et nu pas voté, ‘manquant par là ‘ aux dictées de son ñnonneur et de sa conscience.”
Voici les votes donnés sur cette motion :
Pour :—MM. Audet, Bernard, Brousseau, Demers, Gagnon, Irvine, Joly, Marchand, Richard, Rinfret, Siehyn, et Trudel.—12.
Contre :—MM. Asselin, BEAUBIEN Bergevin, Blanchet, Caron, Casavant, Champagne, Chapleau, Désaulniers, Desjardins, Duckett, Duhamel, Dumoulin, Faucher de Saint-Maurice, Flynn, Fortin, Frégeau, Garneau, Gauthier, Houde, Lalonde, Lavallée, LeCavalier, Leduc, Loranger, Poste Marcotte, Marion, Martel, Paquet, Paradis, Picard, Poulin, Kiogel, Robillard, Sawyer, Spencer, Thornton et Waürtele.—41.
Pas de M. Mercier! Invisible à l'œil nu! Où était-il ?
Len me jour encore, M. Richard faisait une proposition pour modifier le contrat de manière à imposer aux açquéreurs l'obligation de n’employer que des employés parlant le français et l’anglais. M. Mercier était en chambre et n’a pas voté, manquant par là aux dictées de son honneur et de sa conscience.”
Voici les votes donnés sur cette motion :
Pour : — MM. Bernard, Demers, Gagnon, Joly, Marchand, Richard, Rinfret, Shehyn et Trudel.—9.
Contre :—MM. Asselin, Audet, BEAU- BIEN, Bergevin, Blanchet, Brousseau, Caron, Casavant, Champagne, Chapleau, Désaulniers, Desjardins, Duckett, Dub mel, Dumoulin, Faucher de Saint-Maurice, Fiynn, Fortin, Frégeau, Garneau, Gauthier, Houde, Irvine, Lalonde, Lavallée, LeCavalier, Leduc, Loranger, Lynch, Marcotte, Marion, Martel, Paquet, Paradis, Picard Poulin, Riopel, Robillard, PANYer, Spencer, Thornton, Wurtele.—
Pas de M. Mercier ! Où était-il ? Pas à son bureau assurément,
Le même jour encore, à la suite de toutes ces motions pour amendements, la proposition demandant l’adoprion du comité général était mise aux voix :
c'était bien le temps pour M. Mercier,
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Luis. À ri ns C2 bond bel es bent et ben